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En un point donné, il diffère suivant le mois, le jour et même l’heure de la journée. Les figures 27 et 28 sont les courbes -de Variations moyennes établies sur un grand nombre d’années pour Ja région parisienne. Elles diffèrent naturellement pour chaque observatoire OP national de météorologie).
Au cours de l’année, le mois le plus sec semble mai, le plus humide décembre.
Au cours de la journée, le maximum s’établit un peu avant le lever du soleil, le minimum vers 14 heures. L’hygrométrie suit dans ce cas les variations de température, la tension de vapeur restant sensiblement constante pendant vingt-quatre heures.
sb
étrie %
Hygrom
0 5 10 15 20 Heures
Fig. 28. — Variations diurnes de l'hygrométrie. (Région parisienne.)
La moyenne annuelle dans nos régions est d’environ 80 p. 100.
Autour de cette moyenne, l’état hygrométrique peut varier d’un extrême à l’autre. Il atteint 100 au moment des pluies, il peut descendre très bas par temps chaud (6 le 9 août 1907, température 25°) comme par temps froids (10 le 25 janvier 1907, température 6°). Il a d’ailleurs peu d’effet dans ce dernier cas, les échanges d’eau étant considérablement ralentis.
L'état hygrométrique varie aussi d’un point à un autre. En
Er
particulier, dans un local clos, chauffé, il est notablement moins élevé qu’à l'extérieur; en hiver on enregistre couramment 40 p. 100 à l’intérieur, 90 p. 100 à l’extérieur. Conséquence : les expériences effectuées à l’intérieur d’un laboratoire sont faites dans un domaine différent de celui dans lequel on veut les appliquer.
Le ciment tend à suivre les variations auxquelles il est soumis. Dans le cas de petits échantillons, l’équilibre s’établit rapidement et on peut suivre le parallélisme des variations d’hygrométrie, de longueur et de poids. On obtient ainsi un hygromètre, assez peu sensible d’ailleurs (il en sera tout autrement avec la contrainte de retrait, p. 56).
Au contraire, dans les massifs importants, l’équilibre des couches profondes se réalise moins vite que ne varie l’état hygrométrique extérieur. Il s’ensuit de multiples contraintes, probablement faibles dans le cas de variations journalières plus importantes dans le cas de variations lentes. Elles atteignent leur maximum quand léquilibre ne peut jamais se réaliser, comme dans le cas de constructions partiellement immergées.
A l’air libre, particulièrement à l’intérieur des locaux, un autre facteur de retrait intervient : la carbonatation. Son
rôle est essentiel dans le retrait des petites éprouvettes (p. 47).