CHAPITRE PREMIER
Historique
Très souvent on à pensé que l’oxydation du sucre par Île B. subtilis ou les microbes voisins du même groupe, était une combustion totale donnant exclusivement de l’éau et de l'acide carbonique.
En 1884 VanprvëLpe (16) signale que s’il prive d’air üne culture du B. subtilis en milieu sucré, il ÿ a fermentation et production d’acide lactique, d’acides gras, d'acide carbonique ét d'hydrogène. La présence de ce dernier gaz montre nettement que d’autres bactéries étaient associées au B. Subtilis. Ce microbe est en effet incapable de dégager dé l’hydrogène, comimé Je m'en suis assuré à de nombreusés reprises.
Le premier travail précis sur le mécanisme de la combustion des matières ternaires et en particulier du saccharose par le B. sublilis et quelques microbes analogues, est dû à Péré. (17). Je né rappellerai de cette étude que ce qui concerne l’assimilation au saccharose.
Péré cultive à 34-35° en milieu minéral sucré, le Tyrothrix lenuis de Ducraux, le B. subtilis et le B. mesentericus vulgatus. Il constate que le sucre ést interverti : l’oxydation porte sur le lévulose et le glucose mais inégalement. Le B. mesentericus et le 7. tenuis attaquent plus vite le lévulose que le dextrose tandis que le B. subtilis fait disparaître le lévulose
lus rapidement que son isomère.
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En outre Péré observe que les cultures distilléés donnent un distillat lévogyre, capablé de réduire la liqueur de FeuLiné, de se combiner à la phénylhydrazine mais incapable de récolorer la fuschine décolorée par le bisulfité de sodium, Il attribue ces propriétés du distillat à la présence d’un composé aldéhydique complexe qu'il identifie, par l'étude des produits de réduction et d’oxydation, à l’aldéhyde glycérique CHOH—CH.OH—CHO.
PÉRÉ remarque que ce produit augmente peu à peu, atteint un maximum, décroit puis disparaît et que le distaliat des cultures âgées contient un aldéhyde simple qui récolore la fuchsine décolorée au bisulfite. Il l'identifie à l’aldéhyde formique. Cet aldéhyde est oxydé à son toür par le microbe qui le fait disparaître.
On peut résumer la conception que PéRé s'était faite du processus de combustion du sucre parles microbes du groupe du B. subtilis par le schéma suivant.
CSH1206 + CHÈ2—OH glucose | H CO?
C2H20it + CH—OH +0 1! Ai CHOC C6H1206 = CHO
aldéhyde aldéhyde saccharose lévulose glycérique formique
En 1904 Desuors reprend cette question (18). Il vérifie les faits signalés par PéRé mais leur donne toute autre signification. En 1901 GRIMBERT (19) avait signalé la présence de l’acétylméthylcarbinol dans les cultures en milieu sucré au PL. tartricus. Desmors attribue le pouvoir réducteur et rotatoire du distillat des cultures des bactéries du groupe du subtilis à la
présence de ce composé acélonique en Cf.
CH
CH: C0 —CHOH
En outre Desmors constate la formation d'alcool éthylique, d'acide valérianique, d'acide acétique étconfirme celle d’'aldéhyde formique dans les cultures âgées. Cet auteur apporte
donc des faits nouveaux intéressants mais malheureusement
Vos" e
ne donne aucun renseignement quantitatif et il est impossible, après ce travail de se faire une idée du processus de la combustion du saccharose par ces bactéries.
En 1910 M. Fernsacu s'occupe de la dégradation des hydrates de carbone par le Tyrothrir tenuis de DucLaux (20). Il ne trouve pas d'aldéhyde glycérique mais par contre observe la présence de dioxyacétone CH?—{OH)—CO —CH—(OH) et dans le distillat celles de méthylglyoxal CH° —CO—CHO, d’aldéhyde formique et d'acide acétique.
D après cet auteur le glucose est dédoublé en dioxyacétone d'où proviennent tous les autres produits de la culture.
‘H3 CH? — OH CHE ce | … CSH206 CO < CO PT ae | | CH?—QH CHO ps acide acét.
glucose dioxyacétone méthylglyoxal aldéhyde form.
En 1912 MM. Harpex et Norris abordent l'étude de la combustion du saccharose par le Tyrothrix tenuis. ne signalent aucun fait nouveau mais confirment les résultats obtenus par Desmors au sujet de la formation de l'acétylméthylcarbinol(2r) et ceux obtenus par M. FerNsacn en ce qui concerne l’aldehyde glycérique.
En résumé les divers travaux qui ont été faits sur la combustion du saccharose par les bactéries du groupe du Z. sub- {lis en culture pure, ont mis en évidence la présence de produits assez variés. Certains de ces composés ont été caractérisés par plusieurs auteurs : c’est le cas de l’acétylmethylcarbinol, de l’aldéhyde formique, de l'acide acétique et de l’acide valérianique. D'autres n'ont été observés que par un expérimentateur : ce sont l’alcool éthylique, la dioxyacétone, le méthylglyoxal. Enfin la formation de l’aldéhyde glycérique signalée par Péré a été contestée par M. FerNBacn puis par MM. Harpex et Norris.
Donc actuellement on peut dire que nous connaissons net-
tement certains produits de cette oxydation du glucose mais qu'il y a doute pour quelques autres. En outre il est impossible de saisir les liens qui les rattachent les uns aux autres. Nous n’avons pour cela aucune expérience, aucune donnée quantitative.
La théorie de PéRé était simple et s'appuyait sur un travail important. Les travaux de MM. Desmors et FeRNBAGH ont montré qu'elle était tout au moins incomplète.
Celle de M. FernBacu qui tend à expliquer le mécanisme de la fermentation alcoolique ne tient pas compte d’un corps à quatre atomes de carbone, l'acétylméthylcarbinol.
Vérifier la présence des produits signalés par les divers auteurs dans les cultures en milieu sucré des bactéries du groupe du 2. subtilis, rechercher s’il n’en existe pas d'autres, essayer de coordonner tous les résultats, tel est le but que je. me suis proposé.