CHAPITRE II
Produits de la fermentation
Dans le chapitre précédent j'ai démontré qu'il devait y avoir dans les cultures du B. subtilis en milieu sucré, formation de produits plus réduits que le glucose. Je vais dans le chapitre présent rechercher la nature de ces substances.
Les divers composés signalés dans les cultures peuvent se classer, d’après leur teneur en oxygène, dans l’ordre sui-
vant :
Formule Oxygène 0/0 Acide valérianique. . . . G'HFO: 31:97 Alcol'éthylique. 2707: C*H‘O 34,78 Acétylméthylcarbinol . . . CrHÉO? 36,36 MERS Oox al EEE RENC: CSH:0° h4,4h ACITBaceHUeNU EME CH:0° 53:33 Aldéhyde glycérique . . . C2H20; 09520 DIOXVACÉLONE RENE C0; 56490 Aldéhyde formique . . . CH°0 HR)
J’ajouterai le glucose à titre de comparaison : CICOSS RU OPEN. C'H#0° 53,99
Les quatre premiers composés sont moins oxygènes que le sucre, les autres ont la même composition centésimale que lui, aucun n’est plus oxygéné. Je vais rechercher tout d'abord si l'acide valérianique, Palcool éthylique, l’acétylméthylcearbi-
nol et le méthylglyoxal existent et peuvent expliquer la valeur
2 LL du quotient pendantla combustion du sucre par le B. sub-
tilis, puis j’examinerai s’il n’y a pas d’autres produits plus réduits que le glucose et en ce cas qu’elle est la nature de ces
composés.
Dans ce premier paragraphe je m'occuperai de l’acide valérianique, de l’alcool éthylique et du méthylglyoxal.
La production de l’acide valérianique par les microbes du groupe du B. subtilis est constante. Signalée par Ducraux (10) DeneraiN et Dupont (12) elle fut encore constatée par Desmors (18) et je l'ai moi-même vérifiée un grand nombre de fois.
Je n'ai pas, pour l'instant, à m’inquiéter de l'origine de cet acide gras. Il me suffit de constater que, par suite de la composition centésimale, sa formation peut influer sur la valeur du quotient respiratoire et de rechercher en quelle mesure
CO? En € elle peut élever ce rapport Res Une culture de Z. subtilis faite
dans »5 cc. de bouillon minéral peptoné et sucré à 40/0, a provoqué après 5 Jours une absorption de 120 cc. 10 d’oxygène et un dégagement de 208 cc. 14 d'acide carbonique. L'excès d'oxygène dégagé sous forme d'acide carbonique était donc de 208,14-120,10 soit 88 cc. o4 ou 125 milligr. 84. Dans le même temps, 500 cc. du même milieu, cultivés avec le même microbe, ont donné 16 milligrammes d’acide valérianique. Ce sont là des quantités négligeables par rapport à la quantité d'oxygène dégagé en excès sous forme d’acide carbonique dans les mêmes conditions et par suite la production d'acide valérianique ne peut expliquer les valeurs que j'ai trouvées pour le quotient respiratoire
La présence de l’alcooléthylique dans les cultures en milieux sucrés du B. subtilis, du B. mesentericus et du Tyrothrix .
lenuis à été signalée par Desmors (18) sans que d’ailleurs cet
auteur ait donné d'indications sur la méthode analytique qu'il a employée. La recherche de cet alcool dans le distillat des cultures du B. subtilis ou microbes analogues est très difficile car ces bactéries provoquent la formation de substances, volatiles qui donnent la plupart des réactions dont on se sert pour le caractériser en général (production d'iodoforme, réduction du bichromate).
Je l’ai recherché à plusieurs reprises, après plusieurs rectifications, en déterminant la densité et en faisant les éthers acétiques et butyriques en milieu sulfurique. Au cours des rectifications il y a toujours altération des produits volatils du distillat et formation de composés aldéhydiques recolorant la fuchsine décolorée par le bisulfite de soude. Les résultats furent nettement négatifs ou quelquefois douteux.
Donc les cultures du 2. sublilis et des microbes voisins en milieu sucré et en conditions aérobies ne donnent pas d’alcool éthylique ou n'en donnent que des traces extrêmement petites qui ne peuvent influer sur la valeur du quotient respiratoire.
La présence du méthylglyoxal CH°—CO—CHO dans les distillats des cultures du 7. tenuis en milieux contenant de l’amidon du sucre ou de la glycérine, a été signalée par M. FernBacu (20). Cet auteur a caractérisé l’aldéhyde pyruvique par sa phénylosazone fusible à r44-145° et ses diverses réactions eu particulier celles indiquées par DexiGès avec divers phénols et l’acide sulfurique (24).
La phénylosazone brute obtenue en traitant le disullat de la culture du B. subtilis par la phénylhydrazine en milieu acétique fond, avant toute purification et après dessiccation dans le vide à 235-240°. Il ne peut donc y avoir que peu de méthylglyoxal.
D'autre part cette cétone aldéhydique, malgré sa teneuren oxygène, ne peut, par sa formation, expliquer l'élévation de la valeur du quotient respiratoire.
L’aldéhyde pyruvique n’est en effet que de la dioxyacétone
déshydratée c'est-à-dire du glucose moins de Peau
ATHLE