C'H®0° — 2CH°0? + 2H
Sa formation ne peut donc pas provoquer un dégagement d’acide carbonique.
Donc, parmi les produits plus réduits que le glucose signalés dans les cultures des microbes du groupe du B. subtilrs, ni l'acide valérianique, ni l’alcool éthylique, ni le méthylglyoxal ne peuvent expliquer les échanges gazeux que j'ai obtenus. Il reste à examiner maintenant le cas de l'acétylméthyl carbinol.
J’examinerai successivement :
1° Les méthodes employées pour caractériser l'acétylméthylcarbinol ;
2° Les procédés permettant de le doser ;
3° L'influence que peut avoir sa formation sur les échanges gazeux.
Si l’on distille à la pression ordinaire ou dans le vide, en milieu neutre, légèrement acide ou légèrement alcalin, une culture de PB. subtilis un autre microbe voisin, dans un bouillon sucré, on obtient un distillat lévogyre, réducteur incapable de recolorer la fuchsine décolorée par le bisulfite de soude.
Ces faits furent observés pour la première fois par PÉRé (17). Il les attribuait à la formation d’aldéhyde glycérique
CH°.(0H).CH.(0H).CHO Il caractérisait cet aldéhyde par ses produits de réduction, alcool isopropylique, alcool allylique et acétone et ses produits d’oxydation ; acide glycérique. Il traita le distillat par la phénylhvdrazine mais ne fit pas l'étude des composés ainsi obtenus.
M. FerNBAc (20) a recherché l'aldéhyde glyvcérique dans
une culture de 7’yrothrix lenuis par la réaction de la phloroglucine indiquée par Wouc et NeuserG (25). Il a obtenu des résultats négatifs. J'ai refait cette épreuve à plusieurs reprises avec des cultures de B. subtilis et de B. mesentericus ruber et suis arrivé aux mêmes conclusions que M. FERNBACH.
D'ailleurs l’aldéhyde glycérique n'est pas volatile et par suite ne pouvait se trouver dans les distillats.
Donc les propriétés de ces distillats, mises en évidence par PéRé, sont attribuables à la présence d’un corps autre que l’aldéhyde glycérique.
En 1905, Desmors montra que ce produit était l’acétylméthylcarbinol (18).