‹ Contribution à l'étude du rythme urinaire chez les hépatiquesChapitre 11 sur 23 · SG NE · texte numérisé non relu

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L'apparition de l’isurie dans le cours d’une maladie

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chronique, dans le cas présent d’une affection hépatique et particulièrement d’une cirrhose, est impor-

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tante à surveiller et à noter. Elle est ordinairement consécutive à une période plus ou moins longue d’anisurie (obs. VI) (graph. 6 et 5); celle-ci peut retomber peu à peu à la normale, ou au contraire faire place progressivement à loligurie, et avec elle

à l'isurie. L'isurie est donc ordinairement un symp-

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tôme plus tardif et plus grave, semble-t-il, que l’anisurie. Cependant l’isurie peut se montrer directement, après une diurèse normale.

La durée de la période isurique peut être plus ou moins longue ; elle est en général terminale : elle peut encore, après avoir succédé à une période d’anisurie, être suivie d’une nouvelle période d’ani-

surie qui indiquerait une marche plus ou moins

a Le ration passagère. Il est parfois des cirrhoses qui

marquée vers la guérison ou tout au moins l’amélio-

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GrAPpmiQue 8 guérissent. Dans ce cas l’on peut voir comme dans

l'observation IV dont nous rapportons trois gra-

phiques successifs une phase d’isurie (graph. 8), puis une phase d’anisurie (graph. 9), enfin une phase définitive de diurèse normale (graph. 10).

Il est logique de comprendre que la densité des urines diminue tandis que leur volume augmente. Cependant il est remarquable de constater, d'après

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les recherches de MM. Gilbert et Lippmann, que la totalité de l’urée et des chlorures présente un chiffre presque toujours identique, malgré les variations extrêmes du volume d’eau émis; il ne s’agit pas ici de ces crises polyuriques qu'ont signalées Achard et Lœper, crises précédées de rétention d’urée et de chlorures et annoncées par de fortes décharges de ces substances. Ce ne sont donc, comme le dit M. Gilbert, que des phénomènes successifs de réten-

tion et d'élimination purement aqueuses. Les pesées journalières de certains de ces malades se conforment constamment aux irrégularités de l'élimination

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urinaire, le poids diminuant lorsque l'urine est abondante, ou au contraire augmentant lorsqu'elle devient rare.

Lorsque l'isurie persiste un certain temps, elle

donne lieu au plateau déjà signalé, Mais il est un fait digne, de remarque, c’est que, si par suite du traitement mis en œuvre et d’une régression spontanée de l’affection le taux des urines tend à remonter, la courbe ne s'élève qu’insensiblement.

De cette sorte, on voit petit à petit les urines passer d’un jour à l’autre de 500 à 600, puis 650, 700, 350 et jusqu’à 1.000. \

Cette montée lente, sans oscillation, telle que le représente le tableau que nous donnons ci-contre comme exemple parmi beaucoup d’autres, nous parait être également assez caractéristique du symptôme. Le même phénomène se remarque en sens inverse si d’un taux élevé le chiffre des urines descend.

Ces divers mouvements de la courbe quotidienne des urines se font donc sans aucune oscillation, également en ligne ascendante ou descendante presque droite. Il y a donc là encore une disparition totale du rythme oscillatoire que l’on observe soit dans la diurèse normale, soit en cas d'anisurie,

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