ÉTUDE DU SYMPTOME ISURIE
L'isurie (de 60, égal) est le nom bien expressif donné à ce symptôme par le professeur Gilbert, et qui en rappelle exactement le cachet spécial. C’est donc un trouble urinaire absolument opposé à l’'anisurie (x privatif, ‘5%, égal) décrite aussi par M. Gilbert.
Ces deux phénomènes peuvent sans doute se rencontrer au cours d'’affections de natures diverses, en étudiant chaque jour la courbe de la diurèse ; on trouverait probablement l’anisurie et l’isurie d’origine cardio-vasculaire, d’origine rénale, d’origine nerveuse, etc., mais on ne les a étudiés jusqu'ici que dans les maladies du foie, et l’anisurie et l’isurie d’origine hépatique sont les seules dont l’existence soit bien établie, à la suite des travaux précités de MM. Gilbert et Lippmann.
Mais quoique dissemblables autant qu'il est possible, l’anisurie et l’isurie se rencontrent souvent l’une après l’autre chez le même sujet, indiquant des étapes différentes de la même maladie, et permettant