‹ Contribution à l'étude du sarcome de la parotide (sarcome pur)Chapitre 2 sur 13 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Qu’on nous permette avant d’entrer dans notre sujet, de rappeler quelques souvenirs qui montrent ce que nous devons au beau pays de France.

Originaire des États-Unis de Vénézuéla, nous ne pouvons penser sans un sentiment de suprême reconnaissance, qu’à côté de Bolivar, le libérateur de notre pays, dans la guerre de l’indépendance contre l’Espagne, se trouvait un illustre savant français, Boussingault, qui pendant dix ans fut l’ami de Bolivar et lui prodigua ses conseils.

Après avoir acquis dans notre pays le titre de Docteur en médecine, nous sommes venu une première fois en France. C’était au commencement de 1870. Quelques

mois plus tard nous étions enfermé dans Paris, où nous sommes resté pendant les deux sièges. Nous avons été, pendant cette douloureuse période, attaché à l’ambuiance du théâtre Italien.

La croix de bronze, de la Société française de secours aux blessés et malades de terre et de mer, a été la récompense des efforts que nous avions faits pour soulager les blessés confiés à nos soins.

Nous n’avons pas voulu quitter la France après ses désastres. Nous y étions venu pour perfectionner notre instruction médicale. La guerre finie, nous nous sommes mis au travail.

Nous avons reçu de tous le meilleur accueil et c’est pour nous un devoir de rappeler ici, le nom de deux hommes éminents, trop tôt enlevés à la science et qui ont été pour nous, plus que des maîtres. Le professeur Lasègue, médecin de l’hôpital de la Pitié; M. Voillemier, chirurgien de l’Hôtel-Dieu. Tous deux nous ont beaucoup appris.

Le premier avait bien voulu nous encourager dans notre projet d’acquérir le titre envié de docteur en médecine de la Faculté de Paris. Mais nous avions compté sans les circonstances de la vie. Il nous fallut regagner notre pays en 1874. Nos espérances étaient déçues pour le moment, mais notre résolution était prise, nous reviendrions plus tard afin de les réaliser.

C’est en 1887 que nous arrivions à Paris pour la seconde fois. Nous avons été tout d’abord frappé des progrès accomplis dans l’organisation de la Faculté et des hôpitaux.

Gomme la première fois, nous avons reçu le même bon accueil et nous avons constaté que la devise Liberté , Egalité , Fraternité , inscrite partout était vraie, du moins, au point de vue médical. Liberté pour l’étudiant d’entrer partout où il croit pouvoir s’instruire. Égalité pour l’étudiant devant les Maîtres qui s’inquiètent peu de savoir s’il est Français ou étranger, et qui n’ont qu'une pensée, celle de lui être utile. Fraternité enfin pour l’étudiant étranger qui reçoit de ses camarades français le meilleur accueil.

Comme à notre premier séjour en France, nous avons renconfcé des maîtres éminents qui ont bien voulu diriger nos études. Nous ne saurions trop remercier M. le professeur Dieulafoy, médecin de l’hôpital Necker; M. le Dr Raymond, agrégé, médecin de l’hôpital Lariboisière, de leurs savantes leçons. Nous les prions d’agréer fexpression de notre sincère reconnaissance pour tout ce qu’ils nous ont appris.

Nous avons suivi pendant l’hiver dernier le cours de pathologie externe de M. le professeur Lannelongue, à la Faculté ; nous n’oublierons jamais ses savantes leçons, non plus que la bienveillance dont il a fait preuve à notre égard en plusieurs circonstances.

M. le professeur Lannelongue nous a fait le grand honneur d’accepter la présidence de notre modeste travail inaugural, nous le prions de croire à notre vive gratitude.

Nous ne voulons point terminer cechapitre sans exprimer toute notre reconnaissance à M. le Dr Beurnier, chef de clinique de la Faculté, pour le fait très intéressant

qu’il a bien voulu nous communiquer; à M. le DrDemoulin, prosecteur des hôpitaux, pour ses bonnes leçons d’anatomie et de médecine opératoire. Tous deux nous ont donné des preuves d’une amitié sincère ; nous ne l’oublierons pas.

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