‹ Contribution à l'Étude du 'Sarcome de Sticker': Epidémiologie de l'AffectionChapitre 15 sur 24 · XVIII. Haute-Vienne. . 3 | Su à · texte numérisé non relu

XVIII. Haute-Vienne. . 3 | Su à

Bussière-Poitevine. .

| Saint-Yrieix. ..

Charente et Deux-Sèvres. — Nous ne possédons pas, faute d'enquête, de renseignements suffisants sur ces départements. Signalons, toutefois, que plus de 100 cas ont été observés à Ruffee, où l’affeetion est actuellement dix fois plus fréquente qu'il y a vingt ans, A Niort, au contraire, 2 cas seulement ont été notés et l’affcetion est moins fréquente qu’autrefois.

N. B. — Il convient de noter que, par l'ignoranca ou l'insouciance des q P Éa propriétaires, plusieurs confrères consultent peu de malades, alors qu’ils observent une angmentation notable de la fréquence.

Répartition géographique du Sarcome de Sticker.

Notion de foyer de malades.

Mil six-cent onze chiens malades ont été examinés en 1948 sur l’étendue de ces dix-huit départements, mais la répartition des tumeurs vénériennes du chien dans ces régions n’est pas uniforme.

C’est ainsi que l’examen de la carte montre d’une façon assez nette la plus grande fréquence de l'affection dans le bassin de la Garonne, et plus particulièrement dans la vallée du fleuve et de celle de ses: affluents (Tarn, Aveyron. Lot, Dordogne). Le département de la Dordogne, avec ses 214 chiens à polypes, la Gironde qui en compte 104, la Haute-Garonne 209, le Tarn 134, le Lot-et-Garonne 177, groupent à eux cinq les 2/3 des chiens à Sarcome de Sticker des dix-huit départements prospectés.

La vallée du Gers (Save, Gers, Gimone, Baïse) est un lieu de prédilection pour les animaux à tumeurs, semblet-il, et on peut de même tenir l'affection pour fréquente dans la haute et la moyenne Ariège.

En dehors de ces régions, où les chiens à polypes sont bien connus, nous pouvons citer l'Hérault qui, avec ses 198 malades, groupe lui aussi des foyers très importants.

D’autres régions où l’affection, quoique connue est cependant rare, bordent les premières. C’est ainsi que nous considérons l’affection comme rare dans le bassin de PA dour, le Languedoc et le Lauraguais où certains secteurs paraissent même encore indemnes (Puylaurens, Venerque, Baziège, Calmont),.

L'examen plus détaillé des 145 réponses reçues permet de mieux préciser la répartition géographique de laffection.

Dans les régions où la densité des malades rencontrés est faible, ceux-ci sont dispersés, isolés et ceci d’une manière assez irrégulière dans un territoire étendu.

Par contre, lorsque la fréquence est grande, lorsque de nombreux malades sont signalés, nous pouvons noter la présence de foyers de maladie qui, indépendants les uns des autres, jouissent pendant un certain temps, semble-t-il, d’une certaine autonomie, Nombreux. du reste, sont les Vétérinaires consultés qui ont insisté sur cette disposition en ilôts, en foyers. À Albi, certains quartiers seulement de la ville sont atteints. À Castelsarrasin, sept ou huit foyers sont signalés autour de chiennes atteintes et à Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne, un confrère, consulté, sienale le fait qu’un chien contaminé suffit dans une région pour donner naissance à un foyer, à l’ilot et ainsi à étendre la maladie.

, L’apparition, de même que le devenir de ces foyers, sont variables. On peut voir apparaître dans une région, Jusqu'ici indemne, un foyer de polypes dont le devenir sera différent selon l’intensité de l'affection. C’est ainsi qu'à Saint-Pons, dans l’Hérault, où cinq malades seulement ont été signalés, 1 mâle et 4 femelles, l’affection a actuellement disparu à la suite du traitement et de la guérison des malades, mais ceci est.une éventualité des plus rares.

Beaucoup plus souvent, la maladie, après son apparition dans une région, tend à persister malgré les traitements entrepris. C’est ainsi qu’à La Réole (Gironde) où le nombre des animaux atteints fut d’emblée assez élevé, l’affection semble devoir subsister.

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