LATE VERS
Il ne faut pas croire que dans une région où la fré-
quence est peu élevée, le nombre des malades ne puisse augmenter, Îl arrive que dans une contrée où l'affection était considérée comme rare, on voit une recrudescence,
brusque le plus souvent, du nombre des animaux atteints.
Ces foyers sont plus ou moins étendus et sont représentés par un hameau, un village où, dans un rayon de plusieurs kilomètres, la majorité des chiennes et des chiens sont atteints, Villeréal (Lot-et-Garonne), Ussel (Corrèze).
L’étendue de ces foyers subit elle aussi des variations et il arrive très souvent que, par extension marginale, des foyers voisins finissent par confluer : Le Fauga, Lavernose, Lamasquère (Haute-Garonne). Nous ne pouvons plus parler alors de foyers, mais de territoires affectés, dont les limites sont souvent très difficiles à préciser, du fait que les régions voisines, quoique moins atteintes, ne sont pas complètement indemnes.
Ce contraste entre la grande fréquente de l’affection à l’intérieur de certains territoires où les foyers primitifs se sont « soudés » et la rareté de la maladie des régions voisines, est noté par exemple dans les Pyrénées-Orientales où les malades, plutôt rares dans la plaine côtière, semblent très nombreux dans les hautes vallées pyrénéennes, aux abords de la frontière espagnole.
: De même, Lalinde, dans la vallée de la Dordogne, est indemne, alors que tous les territoires mitoyens sont fortements atteints : Sarlat, Saint-Aulin-de-Lanquais, Bergerac. Inconnue au Sud de Pellegrue, l'affection connaît une fréquence qui croît régulièrement en allant vers le Nord, sur les bords de la rivière : Gensac (Gironde).
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Fréquence des tumeurs vénériennes du chien dans le Sud-Ouest
et tendance à l'extension de l'affection.
La tendance à l’extension que présentent certains foyers est, nous le voyons, en relation directe avec la fréquence de l’afféction. Plus le nombre de chiens malades est élevé sur un territoire donné, plus les risques de contamination des animaux encore sains sont grands et plus la maladie est difficile à endiguer.
Les foyers font tache d’huile et arrivent alors, comme nous l’avons vu plus haut, à fusionner avec les foyers VOIsins.
Cette fréquence, dans une région, présente une stabilité plus ou moins marquée. Les renseignements reçus des Vétérinaires des localités prospectées nous montrent que cette fréquence est considérée comme stationnaire dans la moitié des foyers, 53 sur 104. Nous constatons également que la tendance à diminuer de l’affection est très rare. Cette éventualité est pourtant signalée à Brive (Corrèze), à Saverdun (Ariège) et à Lesparre (Gironde).
À plus forte raison, l’extinction des foyers est tout à fait exceptionnelle et cette disparition de la maladie nous a été signalée à Montréjeau (Haute-Garonne), Langon (Gironde) et à Saint-Pons, dans l’Hérault. Par contre, le pourcentage des malades augmente dans 42 localités sur 85. Cependant, si cette augmentation existe, elle reste modérée dans 20 % des cas, et peut être qualifiée d’importante dans 30 % des foyers où est constatée une tendance à l’élévation de la courbe des fréquences,