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que les propriétaires laissent évoluer librement des lésions qui ne compromettent que très tard l’état général du sujet et lui laissent assurer normalement son service de garde ou de chasse pendant très longtemps.
Le chien de ville, au contraire, s’il est souvent un « inutile », comme disent les paysans de chez moi, jouit d’une plus grande affection de la part de son maître et sera ainsi mieux surveillé que son frère campagnard et
libre.
Jusqu'à présent, nous nous sommes attardés sur les facteurs favorisant l’extension de la maladie. Mais existet-il des facteurs empêchant, ou tout au moins ralentissant cette augmentation de la fréquence de l’affection ?
Il n’est pas impossible, comme nous l’avons vu plus haut, que certaines conditions géographiques protègent la population canine d’une région plus ou moins limitée
contre l'extension de chiens malades dans ce territoire.
Ne disposant pas de toutes les informations nécessaires, nous ne conclurons pas sur ce sujet.
L’excision chirurgicale, qui pourrait apparaître comme un moyen mis à la disposition du praticien pour lutter contre l’extension de la maladie peut, au contraire, dans une certaine mesure, être considérée, non pas comme un facteur favorisant, mais tout au moins comme un élément de fausse sécurité.
La thérapeutique chirurgicale, en effet, ne guérit, c’est-à-dire ne stérilise, qu’un nombre restreint de chiens et les réponses des Vétérinaires des dix-huit départements consultés nous signalent le grand nombre de récidives que présentent les animaux opérés.
La sacrification des malades pratiquée surtout à la
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campagne, si elle est une méthode brutale, mais énergique, est d’une efficacité très relative, car la suppression des malades n’est spontanément décidée par les propriétaires que très tard, lorsque l’affection est devenue intolérable et que le malade a pu contaminer de nombreux partenaires.
La castration, malgré de très rares défaillances, est de nature à soustraire le chien à la contagion, mais elle est rarement pratiquée, et elle ne saurait l’être, sur certains animaux doni la valeur en tant que représentants d’une race se trouverait annulée.
Quant aux mesures prophylactiques, elles sont illusoires. [1 nous suflit ici de rappeler les travaux de SMITH et WASHBOURN d’une part, et d’AJELLO d’autre part, qui ont montré l’inefficacité des irrigations antiseptiques, avant comme après le part.
La séquestration est naturellement une méthode de choix, maïs elle est souvent inapplicable et ne peut être conseillée utilement. Seul, l’examen sanitaire des reproducteurs permet de les protéger des contact indésirables, encore faut-il que pour eux l’isolement soit absolument rigoureux.