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Transmissibilité par le coit
et intégrité des organes copulateurs.
La plupart des auteurs invoquent, en outre, la nécessité d’une effraction de la muqueuse génitale, effraction qui permettrait la greffe dans la sous-muqueuse des éléments cellulaires, généralement considérés comme nécessaires à la reproduction de l’affection. Mais cette hypothèse est aussi difficile à infirmer qu’à confirmer.
La clinique nous apprend, cependant, que l’on observe rarement une solution de continuité dans la muqueuse après le coït quant aux microtraumas que l’on n’a pas manqué d’invoquer, on ne peut en nier l’existence par un simple examen.
MM. NanTa, MARQUES, LASSERRE, BAZEX, BRU, PUGET (Revue de Médecine Vétrinaire, août-septembre 1949), réussissent cependant à transmettre l’affection en déposant dans le vagin d’une chienne saine, à la surface de la muqueuse, quelques gouttes de l’écoulement préputial prélevé sur un chien malade et ces auteurs pensent alors qu’il n’est pas nécessaire de faire intervenir la solution de continuité du revêtement préputial.
Une femelle saine, dont la muqueuse des voies génitales postérieures est indemne pourrait donc être contaminée par un chien malade lors de l’accouplement.
Cette intégrité de la muqueuse qui s'oppose nullement à la transmissibilité de la maladie, fait que l’agent causal ne semble pas pouvoir être représenté par les cellules tumorales et la transmission évoque alors plus que la greffe la contagiosité au sens précis du terme,
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Mais que ce soit par greffe de cellules ou par une véritable contagion, la transmission par contact coïtal ne fait pas doute. Cette transmission de la maladie par contact explique le mode d'évolution bien particulier de cette affection.
Modalités de dissémination de l'affection.
Facteurs favorisants. — Facteurs empêéchants.
Inconnue hier dans une localité, dans une région, elle peut s’y développer, s’y étendre et y être demain un véritable fléau.
Le passage d’un chien atteint à la période du rut peut
Ë P donner naissance à un foyer dont l’importance sera vayer do: porta riable. Nous remarquons que le chien malade, plus que la chienne, est favorable à la constitution d’un ilôt ima) portant de maladie, et ceci pour les mêmes raisons que celles envisagées plus haut.
Ces foyers, une fois constitués, peuvent rester stationnaires, mais le plus souvent, ils s'étendent plutôt qu’ils ne régressent. Cet accroissement tend à suivre un rythme superposable à celui du cycle génital.
Toutefois, un décalage dans le temps correspondant à apparition des premiers symptômes est enregistré par rapport aux périodes de rut.
Si, par hasard, un chien d’un foyer émigre dans une région saine, ou si un animal d’une localité non encore infectée s’accouple dans le périmètre où sévit l'affection, et en repart ensuite, nous voyons alors apparaître d’au-
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tres foyers qui, par la suite, se fusionnent et font que, alors, une région entière est atteinte.
Tous les facteurs favorisant le libre accouplement des animaux sont done des facteurs qui augmentent les chances d’extension de la maladie. La campagne qui serait plus atteinte que la ville ne le doit qu’à la plus grande liberté des chiens qui y vivent.
Si, à Toulouse, un Vétérinaire de cette ville signale une plus grande fréquence des polypes en banlieue, il faut ici encore incriminer la plus grande liberté dont jouissent les animaux de banlieue par rapport à ceux de la ville qui, le plus souvent, sont des animaux d’appartements, dont les contacts sexuels sont plus étroitement surveillés, pour des raisons de pédigree et de race.
Les tumeurs vénériennes du chien qui connaissent une longue phase cliniquement silencieuse pour le profane, fait que le chien malade, mais ignoré de son propriétaire, peut aussi transmettre l’affection.
Il faudrait à cet égard que les propriétaires de chiens soient mieux avertis des dangers que peuvent présenter leurs animaux et pour certains chiens de valeur (affective ou vénale) un examen sanitaire des partenaires devrait être pratiqué avant la saillie.
La grande indifférence des propriétaires pour leurs chiens malades est un des principaux facteurs d’extension de cette tumeur vénérienne.
Sans partialité aucune, nous croyons sincèrement que la plus grande fréquence de l'affection à la campagne tient pour une assez large part à cette indifférence. :
Le chien, à la campagne, est, en dehors de quelques exceptions, un instrument de travail, et ceci explique