‹ Contribution à l'Étude du 'Sarcome de Sticker': Epidémiologie de l'AffectionChapitre 4 sur 24 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Cette néoplasie, sur laquelle des cancérologues du monde entier se sont penchés, était fort bien connue des Vétérinaires français et de quelques auteurs anglais, au début du XIX”* siècle. Les écrits de Huzar» fils (1820), VATEL (1828), DELABÈRE-BLAINE (1828) en font foi. Mais ce n’est qu’en 1876 que NovinskY, à Saint-Petersbourg, réussit à greffer la tumeur à trois jeunes chiens, démontrant ainsi, sur le plan expérimental, la transmissibilité par greffe de ces tumeurs.

Après Novinsky, de nombreux chercheurs ont reproduit cette expérience avec succès.

En 1889, WEHR, en Allemagne, transmet la tumeur à une série de chiens.

Dupray et CAzin, en 1894, inoculèrent également avec succès du tissu tumoral sur le prépuce scarifié à un chien.

Mais, il faut attendre 1897-98-99 pour voir SMITH et WASHBOURN établir expérimentalement le caractère contagieux de la maladie en permettant à un chien porteur de lésions péniennes de couvrir 12 chiennes sur 11 desquelles la tumeur se développa par la suite. Un second mâle contaminépar l’une d’elles retransmet la maladie à des femelles saines,

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STICKER, en 1904-1906, obtint des renseignements concernant la susceptibilité des divers tissus. Il réussit aussi à transmettre la maladie à deux remards sur trois inoculés, mais il échoua avec chattes, lapins, cobayes, rates et souris.

En 1906, Hogpay obseïve la transmission naturelle des polypes dans les chenils de bull-dogs et, s’il n’a jamais pu déceler ces tumeurs sur des femelles vierges, il lui fut toujours possible de retrouver l’étalon responsable de la transmission du Sarcome de Sticker à des femelles auparavant saines. |

Nombreuses sont les études qui, depuis, ont tenté de préciser la nature de cette néoplasie. En raison de son intérêt propre et des connaissances qu’elle peut apporter à l’immense problème des cancers, les recherches étiologiques, épidémiologiques et thérapeutiques des tumeurs vénériennes sont encore d'actualité.

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