NOTIONS SOMMAIRES SUR LES TUMEURS VENERIENNES DU CHIEN
Chez le mâle, leur évolution se traduit au début par un prurit de la région du pénis. L’animal se lèche fréqueniment et un écoulement glaireux, parfois sanguinolent, est noté. L’irritation de la région pénienne peut causer une certaine douleur et il arrive même parfois que le chien refuse l‘accouplement. Quelques semaines après ce premier stade d’inflammation catarrhale, qui n’est souvent pas remarqué du propriétaire, apparaissent des formations ayant l’aspect de vésicules, mais qui, à la pression, sont fermes et dépourvues de liquide. Un à deux mois plus tard, les formations observées sur le pénis sont plus ou moins volumineuses, selon les individus, mais restent cependant plutôt petites, et ont un aspect plus solide que les précédentes. Puis le néoplasme croît, les nodules finissent par confluer et l’on peut rencontrer en n’impôrte quel point de la face interne du fourreau ou sur le pénis des formations ayant l’aspect de framboises saignant facilement et qui peuvent s’ulcérer. Les localisations les plus fréquentes sont cependant celles de la base du pénis où la muqueuse est plus lâche.
Chez la femelle, le vagin et la vulve sont le lieu d’élection. Au début, on peut remarquer une exsudation à la commissure vulvaire inférieure et, comme chez le mâle, un léchage fréquemment renouvelé. Quant à l’aspect des
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lésions qui, ici, siègent de préférence autour de l’orifice urétral, il est le même chez la chienne que chez le chien.
L'évolution est généralement lente et la tumeur présente un caractère envahissant et extensif marqué. Les retentissements ganglionnaires ne sont pas rares et la régression spontanée des végétations prenant une consistance plus ferme, fibreuse, est exceptionnelle.
« Pour ce qui est des localisations extra-génitales associées ou non, signalées par divers auteurs, certaines les retiennent comme métastases, d’autres comme formes indépendantes et autochtones. » Lacour (Thèse de Doctorat- Vétérinaire).
Au point de vue fonctionnel, on a noté :
— Chez le mâle, des signes d’obstruction lorsque les végétations siègent à l’extrémité du pénis, près du méat urinaire.
Un phimosis formé par le développement de lésions peut empêcher le gland de sortir du fourreau.
— Chez la chienne, la cavité vaginale peut se trouver obstruée et, ainsi, on a pu noter des phénomènes de rétention urinaire et des infections secondaires (eystite ascendante).
L'état général du sujet reste habituellement bon, mais l’ulcération des néoformations, suivie d’un écoulement purulent abondant, dégage une odeur repoussante et rend le chien d’une compagnie peu agréable.
Il ne nous appartient pas, ici, dans ce bref rappel, d’étudier les causes de cette tumeur. Nous pouvons dire cependant que si le caractère contagieux du néoplasme est connu, les recherches tendant à mettre en évidence sa cause réelle, sont toujours en cours.
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Diverses hypothèses ont été envisagées et en nous bornant à les énumérer, nous signalons :
— La théorie parasitaire,
— La théorie irritative et hormonale.
— La théorie cellulaire.
— La théorie infectieuse qui, aujourd’hui, est reprise par de nombreux auteurs.
L'étude anatomo-pathologique, quoique d’un très grand intérêt, ne nous retiendra pas et « si l’étude histologique des lésions permet de retrouver tous les types classiquement décrits, les caractères cytologiques permettent d’affirmer la nature histologique d’un processus de réticulose inflammatoire. » (NanTA, BAZEX, BRU, LASSERRE, PUGET, BONNEAU, LACOUR.)
Quant au traitement, notre Maître, M. le Professeur LASSERRE a, devant l’insuffisance de la thérapeutique chirurgicale, entrepris toute une série de recherches, afin de mettre au point un traitement médical ou chirurgical et médical associés. Seuls, les rayons X ont procuré des résultats très satisfaisants.