‹ Contribution à l'étude du sarcome des gaines tendineusesChapitre 7 sur 23 · RE · texte numérisé non relu

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ble de tissu conjonctif adulte et fibreux ; vaisseaux à paroi adulte avec endo et périvascularite plutôt qu’à structure embryonnaire. Avec Rosenthal, Abetti, Lenzi, nous continuerons à les appeler du nom de sarcomes à myéloplaxes quoiqu'elles ne comportent pas avec elles toute la malignité du sarcome pur.

Nous reviendrons sur ces formes dans l'exposé des variétés de sarcomes observés au cours de notre étude. Arrêtons-nous sur la structure histologique du sarcome proprement dit. |

a) Le sarcome pur est constitué par du tissu conjonctif embryonnaire ou en voie de transformation pour devenir adulte.

b) Une légère barrière de tissu fibreux limite ces cellules d'autant moins résistante que leur accroissement est plus rapide; dans ces cas l’on a surtout affaire à des cellules jeunes, le tissu conjoncüif n’a plus le temps de réagir et de les cloisonner en formant du tissu fibreux. La malignité de la tumeur est en raison directe de ce moindre degré de développement cellulaire : plus l’on se

rapproche des éléments embryonnaires, plus l’évolution de la tumeur sera rapide et fatale.

c) Les parois vasculaires sont envahies par ces cellules cancéreuses bourgeonnant dans leur lumière et finissant par se substituer à leur tissu propre. Ce sont ces cellules sarcomateuses qui, en s’embolisant, iront suivant le sens du courant sanguin se greffer sur les premiers organes situés sur leur voie (le foie ou le poumon). Là, elles reproduiront une tumeur semblable à elles : c'est la métastase cancéreuse, caractérisée dans le. sarcome par ce fait que le relai ganglionnaire est sauté et que directement l'infection passe dans la voie sanguine. Nous verrons que ce dernier caractère propre

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au sarcome na été observé que deux fois dans les 70 observations signalées par Rosenthal, le plus souvent il y a eu récidive locale sans généralisation.

Nous remarquons dans nos observations qu'une forme spéciale l'emporte par sa fréquence sur toutes les autres, surtout dans les statistiques allemandes et italiennes, c'est la forme de sarcome à myéloplaxes. Lenzi et Abetti citent 7 cas de ce genre ; pour eux les myéloplaxes rencontrés dans ces tumeurs résultent de la fusion des élé2 ments myéloïdes dérivés eux-mêmes des cellules plates du tissu conjonctif ou du tissu tendineux, les assimilant aux myélomes de Malherbe et de Heurtaux. Ces dermers envisageaient les myélomes comme des éléments médullaires caractérisés par des travées conjonctives retenant dans leurs mailles des cellules à type ostéoblaste, rondes, volumineuses, à gros noyau, à protoplasma clair.

Poncet et Dor ont pensé que ces tumeurs, désignées par les auteurs précédents sous le nom de myélome, pourraient bien n'être que des réactions inflammatoires. Les cellules prises pour des éléments médullaires, n'étant que des cellules géantes d'origine inflammatoire et résultat d'une phagocylose active, si peu différentes dés myéloplaxes proprement dits que la confusion est possible : témoin le cas de Delbet, où des cellules géantes dues au bacille de Koch furent prises pour des myéloplaxes, ce qui fut vérifié par un examen histologique ultérieur.

La réaction vis-à-vis des vaisseaux est moindre, c'est plutôt de l’endo et périvascularite ; enlin un dérnier caractère les différencie du sarcome vrai: la trame qui retient ces cellules de genre spécial est constituée par un üssu conjonctif adulte et assez abondant.

À quelque opinion que l’on se rallie, ces tumeurs, variables au point de vue origine et interprétation, s’accompagnent d’un degré moindre de malignité que le sarcome pur, puisque dans les 70 observations de Rosenthal il n'y à eu que ? cas de généralisation.

Une deuxième forme se précise par les caractères du sarcome alvéolaire qu'elle revêl, mieux orientée que la précédente vers le sarcome jiroprement dit. À l'examen on voit des sortes de nidations faites de traïînées de grosses cellules éparses dans une trame fibreuse constituée par les parois des tissus moins altérés par le travail de prolifération. À l’intérieur de ces alvéoles sont des cellules en grand nombre, à noyau occupant leur périphérie, éparses ou suspendues aux parois des alvéoles. Nous en signalons deux cas (Denucé et Forgue). |

Avec le sarcome fasciculé nous arrivons à une forme relativement fréquente, nous en avons plusieurs cas dans nos observations. À la coupe on constate des agrégats

de cellules -allongées en fuseau, souvent groupées en

faisceau, formant par leur réunion une sorte de feutrage, très souvent orientés (par rapport à un vaisseau dans un sens parallèle à son grand axe, limitant ainsi des « fentes vasculaires ». Les cellules sont de laille variable, les grandes perdent leur forme en fuseau et se ramassent sur elles-mêmes pouvant renfermer plusieurs noyaux. Dans un ordre croissant de malignité nous arrivons au sarcorne globo-cellulaire, forme que nous avons constatée chez le sujet opéré par M. le professeur Forgue. A l'examen histologique que nous devons à l’obligeance de M. le docteur Massabuau, agrégé à la Faculté, l’on constate que la tumeur est un sarcome à cellules rondes, à prolifération cellulaire intense. Les cellules

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®néoformées se groupent dans des alvéoles dont les parois conjonctives sont extrêmement minces, et ne peuvent être bien vues qu'à un fort grossissement. = Parmi ces éléments cellulaires, on ne trouve én aucun point des myéloplaxes, ni des cellules géantes. La tumeur est remarquable par: la présence de fentes vasculaires gorgées de sang; autour de ces fentes à paroi réduite à un mince endothélium, la prolifération cellulaire est très intense.

En certains points, la zone périvasculaire est constituée par une couronne épaisse de cellules conjonctives embryonnaires du type lyÿmphocytaire, beaucoup plus petites que les cellules qui forment le reste de la tumeur. Ce n'est que progressivement que l’on passe de cette zone, qui représente par sa structure un sarcome globo-cellulaire, au sarcome alvéolaire proprement dit.

Une autre préparation de celte tumeur est remarquable par la présence de vastes zones de nécrose avec des foyers d'infiltration, tout autour hémorragiques et plus loin pigmentaires, des cellnles néoplasiques.

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