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Technique du Docteur Mauclaire.
M. Mauclaire fait un avisement costos-capulaire en y adjoignant l’interposition de greffes ostéopériostiques. I complète l'opération par la suture des omoplates entre elles au moyen de trois fils de bronze. Les deux bras sont maintenus verticaux dans un appareil platré qui est enlevé le vingt-huitième jour.
Après massage et mécanothérapie le malade peut élever les bras jusqu’à l'horizontale.
Une radiographie est pratiquée trois mois après l'opération. «On soupçonne les greffes ostéopériostiques le long du bord interne des omoplates. Les deux fils de bronze supérieurs ont bien tenu. Le troisième fil a laché ayant coupé los. Mais les omoplates sont bien fixées. Toutefois quand le malade élève les bras elles se mettent un peu obliquement,. »
Technique du Professeur G. Nové-Josserand.
Cet auteur dénude la 6e côte sur une longueur de 8 centimètres et la sectionne le plus loin possible en dehors. Il « creuse alors dans le bord interne de l’omoplate au niveau de la base de l’épine un trou oblique d'avant en arrière et de dedans en dehors ». Il ramène l’omoplate en dedans en faisant pénétrer la côte dans le trou. L'angle inférieur de l’omoplate et la côte correspondante préalablement avivés sont rendus solidaires par un fort fil métallique. Le malade est immobilisé
Jo
pendant un mois dans un corset platré en abduction. Après sixsemaines « la fixation de l’omoplate est excellente... le malade peut lever le bras jusqu’au zénith. Le fil placé au niveau de l'angle inférieur a cédé. La radiographie montre que la côte déborde l’omoplate de 4 à 5 centimètres. Elle a conservé ses contours et on ne voit pas une fusion avec l'omoplate, mais étant donnée la constitution de cet os cette fusion, doit se produire très lentement » (Nové-Josserand et A. Rendu).
Technique du Docteur Mathieu.
La malade couchée sur le ventre, le membre supérieur est fixé en abduction avec un certain degré de rétropulsion. Après incision des parties molles, dénudation sur une faible étendue des deux faces de la portion sous-épineuse de l’omoplate. Libération soigneuse sur une longueur de 10 à 12 centimètres de la 3% et de la 5° côte en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter une ouverture de la plèvre. Section de la 3e et de la 5e côte à un niveau situé un peu en dehors du bord spinal de l'omoplate en position de réduction.
On interpose la lame de l'omoplate sous l'extrémité du segment intérieur de ces deux côtes. On fixe par deux petits fils de bronze.
Reconstitution par suture des muscles sectionnés. Suture cutanée aux crins. Application d’un grand corset plâtré immobilisant le membhre supérieur en position opératoire d’abduction.
Cette opération a été pratiquée pour la première fois le 146 décembre 1925. L'immobilisation est prolongée
Lo SOS pendant deux mois. La malade ést soumise énsuite à üne rééducation motrice avec éléctrisation ét massages.
« Le résultat aû bout de trois mibis à été Véritable: ent remarquable... La Malade pouvait lever le bras jusqu'à la verticalé. Tous les mouvements de l’articula* tion de l'épaule étâiént normaux sauf lé mouvement de rétropulsion qui restait limité. Le résultat morphologiquée était remarquable. L’épaule ne peut être abäissée lorsqu'on äppuié de haut eh bas sur le moignon. Aucuñ mouvement n’est douloureux. La légère mobilité de l'omoplate s'explique pat 18 jeu dës äiticülations costovertébrales. 5
M. P. Mathieu a pratiqué la même opération du côté opposé le 410 juillet 1926. .
Après l'intervention on fait coucher là malade sur le ventre pour diminuer les douléurs observées pendant les premiers jours. Le temps d'immobilisation est réduit à cinq semaines.
Chez cette malade revue le 45 novembre 1926 les suites opératoires sont aussi satisfaisantes que celles dé la première. Celles-ci se sont maintenues.
Le procédé de M. P. Mathieu, par l'utilisâtion du surcroisemeñt de l'omoplate à l’aide de deux côtes permet la fixation définitive de l’omoplate. Ge même procédé qui a comme originalité le surcroisement du bord spinal par les côtes permettrait de conserver la mobilité (mouvement de sannette de l'os) en ne faisant surcroiser ce bord spinal que par uné seule côte sans fixation au-dessous de l'extrémité interne de l’épiné de l'emoplate.