‹ Contribution à l'étude du scapulum alatum et de son traitementChapitre 10 sur 13 · SANS · texte numérisé non relu

SANS

flexion du tronc en avant avec projection des bras. Enfin la compression du paquet vasculo-nerveux est le | gros accident puisqu'il a nécessité une ostéotomie . d’allongement de la clavicule.

M. Duval a montré que sur le cadavre l'apiatissement des vaisseaux empêche une injection de franchir le lieu dé compression. Sur un de ses malades dont les omoplates très mobiles pouvaient être rapprochées à volonté, le pouls radial s’arrêtait aussitôt.

Aussi le Pr Duval et après lui tous lés auteurs se sont arrêtés à la suture costo-scapuläire.

Technique du Professeur P. Duval (résumée).

Après incision des parties molles, incision du périoste sur le bord de l'omoplate. Il est relevé à la face éxterne de l'os avec le sous-épineux Sur une largeur dé un centimètre. Résection d'un lañibeau musculo-périosté de même largeur à la face profonde du scapulum . Les 6° et 7° côtes sont dénudées sur une longueur de 1 erh. 1/2 et sur tout leur pourpour, la 6 à 7 centimètres de la ligne médiane, la 72 à S centimètres dé manière à donner à l’omoplate un certain degré d'obliquité en bas et en dehors. Suture au moyen de deux fils d'argent. Suture des périostes. Les muscles longs du dôs sont dégagés à leur insertion vertébrale ét sutürés à l'angle supérieur de l’omoplate au périoste el âu Sus-épineux. Suture sans drainage. Ceinture scapulo-thoracique qu'on laisse en place quarante:cinq jours.

Ce procédé a été appliqué 3 fois. Il a donné un excel-

lent résultat. « Le malade impotent et hospitalisé depuis six mois exerce le métier de garçon de café sans fatigue (LP Duval). En 1926 M. Duval a eu des nouvelles de ce premier opéré. L’amyotrophie a fait de grands progrès mais la fixation scapulaire permet toujours les mouvements du bras. Dans un autre cas après une amélioration importante l’omoplate s’est détachée du thorax entrainant la réapparition des troubles fonctionnels. Une troisième suture avait cédé pendant l’immobilisation, Après trois mois on constale un insuccès complet.

Technique du Docteur Mencière (de Reims).

M. Mencière reprend le procédé de M. Duval en exagérant encore l’obliquité de l’omoplate. Il pratique la suture au niveau des 5°, 6° et 7° côtes car « si l'on suture seulement le bord spinal au niveau des 6e et 7e côtes, il est facile, en se reportant à la loi des leviers, de voir queces sutures, dans l'élévation du membre, vont supporter une traction bien supérieure à celle qu’elles supporteront si la suture est faile également au niveau de la 5° côte » (D'° Meucière). Un appareïi orthopédique maintient pendant soixante-cinq jours le bras élevé la main reposant sur la tête. A la suite massage, mobilisation, mécanothérapie. Le malade est revu deux ans après « le membre fonctionne à la satisfaction du sujet qui peut frapper le fer, soulever un objet au dessus de sa tête »,

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