AVANT-PROPOS
Arrivé au terme de nos études, il nous est agréable de remercier tous ceux qui ont contribué à notre formation médicale, nos Professeurs de l'Ecole annexe de Médecine navale de Brest, nos Professeurs de l'Ecole principale du Service de santé de la Marine, nos Maîtres et Professeurs de la Faculté. Nous tenons à exprimer toute notre gratitude à M. le Professeur Damade qui a bien voulu présider notre thèse, nous n’oublierons pas l’accueil bienveillant qu’il nous a toujours réservé, et l’aide efficace qu’il nous a apportée pour la réalisation de ce travail. Nous remercions M. le Professeur agrégé de Grailly qui nous a confié ce sujet de thèse, et nous a conseillé dans son exécution. Que soit également remercié M. le Dr Blanchot qui nous a autorisé à reproduire l’observation si intéressante de sa malade. Nous désirons vivement remercier M. le Professeur Wangermez pour les indications précieuses qu'il nous à données sur la rœntgenthérapie.
Notre reconnaissance ira à M. Léger et à notre camarade Houël qui se sont chargés de l’exécution des microphotographies, nous permettant d'illustrer notre travail.
INTPCC UCTION
Dans le cadre si complexe des tumeurs solides de l'ovaire, l’une d’entre elles, le séminome semble avoir sa place nettement définie. Le développement de la question des séminomes, comme toute l’étude des tumeurs de l’ovaire, montre bien la fécondité de la voie ouverte par les recherches fondamentales de H. de Winiwarter qui démontra la pluralité des poussées de l’épithélium germinatif de la gonade embryonnaire. Aussi nous pensons qu'il faille reprendre la classification embryogénique de Masson qui distingue parmi les tumeurs ovariennes, les tumeurs germinatives et les tumeurs excréto-génitales et nous plaçons le séminome dans la première catégorie.
Les termes très divers employés encore actuellement dans différents pays viennent compliquer cette question. Le terme de séminome, créé par Chevassu pour des tumeurs semblables du testicule fait image et pour cette raison il a rallié en France tous les suffrages; il nous semble rationnel de conserver cette appellation à cause de sa ressemblance histologique avec la tumeur testiculaire et aussi de leur même comportement biologique et radio-clinique. Néanmoins nous l’avons trouvé désigné dans la littérature sous de nombreux termes : disgerminome (Meyer), tumeur solide à cellules de la granuleuse (Verdt), Iymphangio-endothéliome (Krompecher), épithélioma chorio-ectodermale (Pick), sarcomes à cellules rondes (Sternberg), carcinomes à cellules embryonnaires (Murphy), carcinome embryonnaire (Eving), sarcomes alvéolaires à grandes cellules.
Au cours de ce modeste travail, à propos de l’observation d’une malade de M. le docteur Blanchot, nous nous proposons
tir
d'étudier quarante-cinq cas de séminomes de l'ovaire; nous n'avons pas la prétention de faire une revue générale de cette question, car la totalité des cas publiés s'élève à 80 pour Novak et à une centaine pour Mathieu. Nous nous sommes Hmité aux seules observations qu'il nous a été possible de consulter. Notre plan sera le suivant : nous verrons les circonstances étiologiques et la iréquence du séminome ovarien, puis l’étude anatomo-pathologique, la pathogénie viendra ensuite, découlant des données embryologiques sur l’organogénie de l'ovaire. Les considérations cliniques propres à cette tumeur suivront, disons tout de suite que le nom de séminome laisse entrevoir des modifications sexuelles qui ne sont pas confirmées par les manifestations cliniques. Dans les chapitres suivants intitulés diagnostic et pronostic nous attirc= rons l’attention sur la valeur diagnostique et pronostique des tests biologiques; après avoir posé les différentes indicatiens thérapeutiques, nous relaterons nos observations très résumées, pour finir par nos conclusions.