‹ Contribution à l'Étude du Shock TraumatiqueChapitre 16 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — Il faut réserver le nom de « shock traumatique » au shock qui se produit immédiatement après un traumatisme violent, quiest dû à une inhibition des fonctions régulatrices du système nerveux et, selon la théorie de Roger, à un arrêt du métabolisme nutritif.

Il. — Les accidents désignés chez les blessés de guerre sous le nom de « shock retardé », et qui se développent sept et huit heures après le traumatisme, se caractérisent essentiellement par une hypotension marquée, une diminution de la sensibilité, l'hypoalcalinité du sang, des urines rares et hyperacides renfermant en quantité anormale des produits cétoniques el cétogènes.

IT. — Ce syndrome ne mérite pas le nom de shock, mais celui, proposé par Kirmisson, de « toxémie traumatique ».

IV. — Cette toxémie traumalique n’est sans doute pas une intoxication purement chimique par les poisons, nés de la décomposition de masses musculaires contuses, mais problablement une toxi-infection, comme parais-

fais ia)

sent l'avoir montré les recherches expérimentales de Louis Bazy.

V — Le traitement de choix de cette « toxémie trau-

matique » consiste dans la suppression aussi précoce que possible des foyers contus et septiques.

Vu et permis d'imprimer, Vu et approuvé, Montpellier, le 8 avril 1919 Montpellier, le 8 avril 1919. Le Recteur, Le Doven, BENOIST MAIRET.

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