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rente de celle des sérums de Ringer et de Locke peut être ainsi formulée (le trait caractéristique de cette formule est de contenir de plus grandes quantités de bicarbonate de soude et aussi de petites doses de sulfate de magnésie et de phosphate de soude) :
Chlorure de sodium.... 6 grammes Chlorure de calcium ... 10 centigrammes Chlorure de-potassium. 30 centigrammes Bicarbonate de soude... Far:.50
Sulfate de magnésie . 30 centigrammes Phosphate de soude.... 50 centigrammes GHHCOSe en Pre l gramme DNA AR ... 1000 grammes
2°) De 5 centimètres cubes d’un sérum préparé par Hallion, contenant les doses suivantes d'extraits solubles des organes frais ci-dessous indiqués :
Thyroïde... .. : 80 centigrammes Hypophyse .. 50 centigrammes Surrénales ... 80 centigrammes Testieules ..… 1 gr. 50 Rate nc 2 gr. b0
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3° De 2 alcaloïdes :
Sulfale de strychnine. 1 milligramme Digitaline cristallisée..…, 1/20: de milligramme
En employant ce sérum ainsi composé, Descomps et Clermonthe ont eu pour but de remédier aux Inconvénients provenant chez le shocké de la diminution ou de l'absence dans le sang des principaux produits d’excrélion des glandes endocrines. Celles-ci, tenant sous leur ‘dépendance le fonctionnement du sympathique, entretenant par leurs produits de sécrétion, déversés d’une façon continue ou discontinue, le jeu des centres vasomoteurs, jouent dans l'organisme le rôle de régulatrices de la circulation, rôle de tout premier plan.
Or, chez les shockés de toute sorte, les troubles circulatoires occupent dans le tableau symptomatique une place prépondérante. Bien plus, on peut se demander s'il ne faut pas accorder une importance particulière, non à l'hypofonctionnement progressif des glandes, mais au brusque déficit du milieu sanguin en produits de sécrélion interne des diverses glandes endocrines.
Voilà pourquoi Descomps et Clermonthe ont re à injecter à leurs shockés un sérum eomposé des pRnee paux extraits glandulaires.
C’est également par une injection de: produits de sécrélion des glandes endocrines contenus dans le sérum que certains auteurs expliquent le rôle bienfaisant obtenu, dans certains cas de shock, par la transfusion du sang pratiquée selon la méthode de Jeanbrau. Néanmoins, on peut dire que, sauf les cas d'anémie traumatique, où elle est formellement indiquée, la transfusion ne doit
pas être systématiquement conseillée dans le traitement du Shock.
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2°) Le sHock RETARDÉ — Si on admet que ce pseudoshock est une « toxémie traumatique », selon le mot de Kirmisson, intoxication pure ou toxi-infection partie du
foyer traumatique, la première indication qui se pose est de supprimer le foyer où s'élaborent les poisons qui vont se répandre dans le torrent circulatoire. -Plus tôt on interviendra, meilleurs seront les résultats. Comme Quénu Pa indiqué le premier chez ces blessés gravement shockés à la septième ou huitième heure après la blessure, il ne faut pas se laisser impressionner par l’état précaire du pouls, par l’hypotension extrême, par la dépression générale du blessé ; il ne faut pas arguer de la trop grande faiblesse et temporiser pour intervenir, comme on doit le faire dans le shock nerveux. Ici, le salut est dans l’opération précoce et rapide qui supprimera le foyer traumatique ; ikfaut, bien entendu, que ce foyer soit unique : broiement d’un membre, vaste plaie contuse de la fesse ou du mollet.
Au début, Quénu avait proposé un moÿen consistant à coaguler les albumines, à entraver ainsi l'absorption des produits toxiques au niveau du foyer de contusion ; il préconisait l’action de certaines substances : le formol, la solution de Mencière, la glycérine phéniquée, employés non pas comme antiseptiques, mais comme fixateurs des albumines. En réalité, ces moyens sont inconstants et mieux vaut supprimer radicalement le foyer contus par une ablation large des muscles dans une plaie de la fesse, par une amputation dans un broiement de la cuisse ou du mollet.
la précocité opératoire devient la condition essentielle du traitement du shock. La plupart des chirurgiens se sont ralliés à cette conception dans le traitement du shock retardé et nous avons vu de belles guérisons rapi-
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des, véritables résurrections que l'intervention. précoce a données, en particulier dans les cas de Heïtz- Boyer, de Rouhier, etc.
Après l'opération exécutée rapidement sous anesthésie minime, on peut, bien entendu, mettre en œuvre le traitement médical du shock tel que nous Favons envisagé précédemment : injection de toni-cardiaques, huile camphrée, sérum artificiel ou sérums complexes - À Signalons que l’ acidose du sang, qui est constante de. les shockés et qui est d'autant plus intense que l'hypotension est plus marquée, a fait naître des essais de traitement spécial. Cannon soutient qu'il suffit d’injecter une solution de bicarbonate de soude pour voir immédiatement disparaître ou s'améliorer toute une série de symptômes : hypotension, soif d'air. ete. Desplas a également obtenu un succès par une injection intraveineuse de 500 centimètres cubes d’une solution de bicarbonate de soude à 50 pour 1.000. : | Quénu espère qu'on pourra, quand on connaîtra mieux les substances toxiques qui déterminent le shock, obtenir une immunisation contre ces poisons. L'immunité : contre les toxines chimiques n’est pas une vue de l'esprit. On sait, depuis les travaux de M. Richet, que le sérum . d’anguille renferme un poison, l'ichtyotoxine, dont une faible quantité injectée à un mammifère entraîne rapidement la mort. Les recherches de Gley et Camus ont montré que, ën vitro, les globules rouges d'un animal qui n'a Jamais reçu d'ichtyotoxine sont très sensibles à de petites doses de poison et sont rapidement hémolysés, mais que les globules d’un animal qui a déjà reçu de très petites doses . de poison sont beaucoup plus résistants. Il y a donc eu, dans le dernier cas, action immunisante portant sur la cellule. On peut provoquer
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la formation d’une anti- ichtyotoxine qui neutralise l’ich-
Lyotoxine comme une base neutralise un acide. On est done fondé à espérer que de telles recherches pourraient trouver quelque application dans és thérapeutique du
= shock retardé.
Louis Bazy, qui croit que c’est aux germes microbiens
ou, pour mieux dire, aux toxines qu'ils sécrètent et aux
poisons qu'ils produisent en désintégrant les albumines secondaires qu'il faut attribuer l'apparition de ce qu’on a appelé le shock secondaire et qu'il vaul mieux nommer « toxémie traumatique », estime qu'on peut éviter ces
accidents par l'emploi de la sérothérapie anti-gangré-
neuse. Le vibrion septique, le perfringens, l'œdématiens, le bellonensis sont les microbes principaux qui cultivent sur les masses musculaires contuses. L’injection préven:
tive d’un sérum polyvalent ou de plusieurs sérums paraît à Bazy le moyen prophylactique le meilleur pour éviter
la « toxémie traumatique ». ,