INTRODUCTION
On entend par « shock » un état morbide conséeutif aux traumalismes el qui se caractérise essentielleme nt par un syndrome de dépression, abaissement de la température et de la pression artérielle, petitesse et fréquete du pouls, gêne de la respiration. Jusqu'à ces dernières années, on considérait que ce syndrome était toujours d'ordre nerveux, déterminé par une sorte d'inhibition brusque du système nerveux, dont les fonctions régulatrices sont. brutalement annihilées ; d'ailleurs, l’exacte pathogénie: du shock nerveux élail extrêmement
. discutée ; les multiples théories qui s’efforçaient de l'ex-
pliquer ob -preuve de l'incertitude RACE SAUERATE laquelle on se trouvait.
La guerre a permis aux x chirurgiens des armées de voir et d'étudier un nombre considérable de shockés. Les
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. shockés äu poste de secours ou à l'ambulance ne se comptaient pas pendant les périodes d’offensive ! Des études ont été entreprises, des recherches expérimentales ont été faites, qui ont jeté quelque clarté nouvelle sur la pathogénie du shock. La dernière année de la guerre a vu principalement se développer les travaux les plus intéressants sur la question. Les discussions de la Société de chirurgie,en particulier, ontconduil à envisager, à côté du shock nerveux proprement dit, une autre variété de shock, le shock retardé ou shock toxique, bien étudié principalement par Quénu et P. Delbet.
Nous avons voulu,dans notre travail, sur les conseils de M. le professeur Massabuau, présenter ûne étude critique de la question du shock, montrer comment elle doit être mise au point à l’heure actuelle et comment le prétendu shock retardé n’est pas du shock à proprement parler, mais une toxi-infection, dont la source est dans le foyer traumatique. | ee