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deux ou trois jours après que lon avait suspendu l’emploi du strophantus. Dans l'observation IX, en particulier, le malade en état de démence recouvre son intelligence sous l’action du médicament; cinq fois, chez lui, le strophantus administré cinq ou six jours à chaque reprise fait disparaître les symptômes d'asystolie qui reparaissent rapidement dès que l’on suspend l'emploi du médicament. Cette action évidente du strophantus se fait sentir surtout par la diurèse qui devient plus abondante, ainsi que le montre le tracé d'autre part.
Chez les deux malades atteints d’affections cardiaques récentes (obs. VI et IV), il s’agit de deux jeunes filles atteintes d’une insuffisance mitrale ayant donné lieu accidentellement à de la dyspnée, de l’œdème malléolaire et des urines rares. Le lendemain du jour oûle strophantus a été employé, la dyspnée, très intense chez l’une en particulier, diminua presque entièrement, l’œdème disparut et la diurèse se fit rapidement très abondante, ainsi que le démontre le tracé d’urines suivant (obs. VI) L'action persista après la cessation du médicament pendant plus de quinze jours chez l'une d'elle (obs. VI), surtout au point de vue de la dyspnée et de l’état général qui s’améliora de jour en jour.
D’après ce que nous avons observé chez les cinq premiers cardiaques, à savoir : action rapide et cessation de l’action du strophantus après la suspension de l'emploi de ce médicament, il semble que le strophantus agit plus vite que la digitale et ne s’accumule pas dans l'organisme ; toutefois son action peut s'épuiser puisque chez les malades des observations IX et XIII, au bout de plusieurs reprises, il est donné sans résultats.
Cependant, chez les deux jeunes malades atteintes
d’affections récentes (obs. VI et IV), l’action se prolonge encore après la cessation du médicament, ce qui peut s’expliquer, non pas parce que le médicament s’est accumulé dans l’organisme, mais parce qu’il a rendu à l'organe central de la circulation une nouvelle tonicité qu'il avait perdue un instant sous l'influence d'une cause accidentelle.
Dans deux cas (obs. XVII et XVIII) de dilatation du cœur droit, avec état asphyxique et asystolique, résultant d'un emphysème pulmonaire ancien chez deux vieilles femmes, il reste sans résultat comme la digitale et quelques jours après les deux malades succombent sans qu'aucune médication ait pu un instant amender leur état. S
2 Mai de Bright.
(Observations XIV, XV et XVI.)
Dans l'observation XIV chez le malade, (néphrite mixte, cachexie brightique), le strophantus élève un peu les urines, mais 1l n’agit ni sur les œdèmes, ni sur le pouls, ni sur la dyspnée qui restent stationnaires et après la cessation du strophantus, les urines elles-mêmes retombent à leur quantité de 600%, qu’elles avaient antérieu rement.
Dans l’observation XVI de ce malade atteint de mal de Bright chronique (néphrite parenchymateuse), le strophantus n’a d’action ni sur la diurèse, ni sur les œdèmes, n1sur la dyspnée, car c'était surtout contre cet état d’oppression dont souffrait le plus ce malade que nous avions essayé la médication par la teinture de strophantus.
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