‹ Contribution à l'Étude du Strophanthus HispidusChapitre 16 sur 17 · ENT · texte numérisé non relu

ENT

Enfin, chez notre troisième malade de l’observation XV, le strophantus rend lés urines un peu plus abondantes, le pouls moins vibrant, mais la dyspnée n’est pas arñendée.

3° Parésie cardiaque d'affections aiguës.

(Observations XIX, XX et XXI.)

Dans le cours de nos recherches sur l'action du strophantus chez des malades atteints de cardiopathies anciennes, nous avons eu en outre l’occasion d'essayer ce médicament sur trois malades atteints d’affections aiguës du cœur ou de paresse cardiaque dans des maladies aiguës. Sans vouloir rien conclure de ces simples faits d'observation, nous dirons que dans ces trois cas de pneumonie, d’endocardite rhumatismale et de tuberculose aiguë, l’action du strophantus a été absolument nulle et qu’elle n’a eu d'effet ni sur la diurèse, ni sur la température, ni sur le pouls, ni sur la dyspnée ; cependant, dans un seul cas (obs. XXI), où il semblait avoir une certaine action sur la diurèse, le médicament a dû être suspendu par suite des vomissements qu'il provoquait chez le malade.

De nos observations il ressort que l’action du strophantus n’a été favorable et salutaire que dans quelques affections cardiaques chroniques, dans les maladies de cœur non compensées.

Lorsqu'il reste inefficace, l'emploi du strophantus nous semble n'avoir d’autres inconvénients que de provoquer des troubles gastro-intestinaux, tels que diarrhée et vomissements, suivis d'inappétence, comme nous l'avons observé bien nettement dans cinq ou Six Cas.

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Ces vomissements seraient produits, d’après Catillon, par des teintures mal préparées ; après lui, la teinture doit être de couleur jaune ; si elle est verte, elle contient des matières grasses qui presque certainement à elles seules sont capables de produire des troubles du côté du tube digestif. Nous objecterons à cela que si ces vomissements étaient le résultat d’une préparation mal faite, ils devraient se produire toujours, et c’est ce que nous n'avons pas observé. Nous sommes tentés, pour expliquer ces différences d’action du strophantus sur le tube digestif, d’invoquer des suscepübilités spéciales à chaque individu vis-à-vis de certains médicaments, comme on l’observe pour la digitale, la morphine, l’iodure de potassium, etc.

On peut se demander pourquoi le strophantus reste inefficace alors que le même médicament ou la digitale ont dans des cas analogues un effet analogue ? Comme Fuerbringer, nous nous posons la question sans la résoudre, ne voyant aucune raison qui puisse expliquer les différences d’action ;- peut-être en trouvera-t-on plus tard la raison dans ce fait que la digitale agit sur le cœur et les vaisseaux alors que le strophantus est sans action sur le système vasculaire.

Aussi nous nous contenterons de tirer de notre courte étude les simples conclusions pratiques suivantes :

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