CHAPITRE. I
Historique.
Le Strophantus hispidus, à peine découvert par Touchard (1), Griffon du Bellay, Livingstone, Vincent et Ballay surtout, fut aussitôt l’objet de nombreux travaux. De Candolle, Stephenson (2), Baïllon (3), Oliver, Blondel l’étudièrent en botanique. A la même époque, Vulpian, de Paris, et Pelikan, de Saint-Pétersbourg (Comptes rendus à l’Académie des sciences, 1865) firent connaître ses propriétés physiologiques.
En 1869, le professeur Fraser, d’Edimbourg, fit à la Société Royale de la même ville, sa première communication au sujet du Strophantus qu'il devait reprendre longtemps plus tard, avec succès, en 1885. De cette époque jusqu’en 1887, l’inée tomba un peu dans l'oubli et ne donna plus lieu qu’à quelques publications de Polaillon et Carville (4) en 1872 et de MM. Hardy et Gallois (5) en 1877. Le Strophantus ne fut réellement connu comme médicament qu'en 1887 par les travaux de MM. Eloy et Huchard (6), Dujardin-Beaumetz et Buc-
(A) Rivière du Gabon et ses maladies, 1864. Montpellier. (2) On Certain Hearts Diseases (1865).
(3) Monographies.
(4) Archives de physiologie.
(5) Bulletin de Thérapeutique.
(6) Société de médecine pratique, etc.
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quoy (1), Deniau et Poulet (2), Lépine, de Lyon (3), Spillmann et Haushalter (4) en France ; à la même époque en Allemagne par Frænkel, Fuerbringer et Hermann Haas (5), et Emile Pins et Drasche, de Vienne.
Nous n'avons pas voulu, dans cet historique général nous étendre davantage, nous réservant à propos de chaque chapitre, de reprendre en particulier les travaux de chacun de ces auteurs, soit au point de vue physiologique et pharmaceutique, soit surtout au point de vue clinique.
(4) Semaine médicale.
(2) Bulletin de Thérapeutique.
(3) Semaine médicale.
(4) Revue médicale de l'Est, 1888.
(5) Deutsch. med. Woschens, 1883.