APPENDICITE CHRONIQUE ET REIN MOBILE AVEC S R NEGATIF
(Service de M. le Professeur agrégé J. GUYOT)
Femme de 27 ans. 1 enfant. Pas de passé infectieux génital.
Entre à l'hôpital Saint-André dans le service de M. le Professeur Guyot parce qu’elle souffre de ia fosse iliaque droite.
A eu quatre crises aiguës, la première il y a 8 ans.
Alternative de constipation et de diarrhée.
À l’examen, fait le 3 décembre 1921, on note un ventre souple, sans ptose ni adiposité. Il n’y a aucune défense musculaire.
Les points de Mac Burney et de Lanz sont extrêmement douloureux à la pression profonde.
Le signe de Rovsing est négatif et cependant la malade n’est actuellement pas constipée.
Le toucher vaginal ne révèle rien aux annexes.
Certain dégré de ptose rénale droite.
Opérée par M. le Professeur agrégé Guyot qui trouve un appendice long, contenant un peu de pus à son extrêmité. Pas d’adhérences, Rien aux annexes, En somme oppendicite chronique.
A ADN NE VU HE 2 dr
ge es
OBSERVATION IV (Personnelle)
APPENDICITE CHRONIQUE AVEC S R POSITIF (Service de M. le Professeur CHAVANNAZ)
Femme de 33 ans, entrée à l'hôpital Saint-André, dans le service de M. le Professeur Chavannaz parce qu’elle souffre de plus en plus de la fosse iliaque droite. La douleur est augmentée par le port des fardeaux (Professeur Sabrazès).
Constipation opiniâtre. Bien réglée.
Première crise douloureuse en juillet 1914.
À l'examen, le point de Mac Burney est douloureux à la pression ainsi que celui de Lanz.
La manœuvre de Rovsing provoque une douleur dans la zone de Mac Burney, mais assez mal limitée, elle détermine aussi une douleur lombaire inférieure droite. En somme, le signe est positif.
Le toucher vaginal révèle une douleur dans le cul-de-sac latéral droit qui bombe légèrement.
L'opération pratiquée le 3 novembre par M. le Professeur Chavannaz montre une appendicite chronique banale.
Appendice long de 12 cm à pointe adhérente. Rien aux annexes.
L'examen histologique fait par M. Salies prouve qu’il existe dans toutes les couches de l’organe de l’infiltration embryonnaire diffuse se propageant jusque vers la séreuse et parvenant dans le mésoappendice. On y voit de petits foyers discrets périvasculaires. La muqueuse est un peu atrophiée, les follicules clos non augmentés de volume, mais extrêmement riches en cellules. Les sinus périfolliculaires sont encombrés de cellules lymphatiques. La sous-muqueuse est scléreuse, mais les couches musculaires ont conservé leur structure générale. Pas de tuberculose.