‹ Contribution à l'étude du Syndrome d'hypoménorrhée associé à l'adiposité Et son Traitement par l'Opothérapie ovarienne et hypophysaireChapitre 11 sur 18 · TRES · texte numérisé non relu

TRES

En présence du syndrome adiposo-génital, on a proposé l’extrait spermato-génique. On sait que Klud, Sand et Lipschutz ont établi expérimentalement une analogie hormonale entre le testicule et l’ovaire, analogie également admise par Gley, Pierra et Jouve dans un mémoire paru il y a quelques années. Ils ont montré d’autre part que cette analogie doit être recherchée dans la partie spermato-génétique de la glande génitale mâle et que de celle-ci peut être extraite une substance hormonale agissant chez la femme comme un élément complémentaire et équilibrant d’un ovaire fonctionnellement perturbé.

Cet extrait testiculaire peut être administré par voie buccale ou par voie sous-cutanée.

Pour bien illustrer les résultats que l’on peut obtenir par l’association de l’extrait thyroïdien et des extraits mâles, nous reproduisons une observation publiée par Mlle Ulrich-Lévy, en 1929.

Mme B.., âgée de 30 ans. Elle a 2 enfants, âgés respectivement de 4 et 8 ans. Depuis le dernier enfant, ses règles ont été constamment plus faibles. Tendance à l’obésité qui a été rapidement en s’exagérant. Depuis 1 an elle a pris 10 kg. et les règles sont devenues presque nulles. Poids : 90 kg.

12 octobre 1927. — Traitement : Extrait orchitique intramusculaire, une ampoule tous les 2 jours pendant 8 jours ; extrait thyroïdien, 0,05 pendant les 8 autres jours.

21 octobre. — Amaigrissement 2 kg.

16 novembre. — Poids, 85 kg. ; les règles ont duré 3 jours. 21 décembre. — Poids, 83 kg.

20 mars. — Poids, 81 kg. ; a maintenant des règles à dates fixes at d’abondance moyenne.

LA FOLLICULINE, SES EFFETS PHYSIOLOGIQUES, SON ACTION SUR LE SYNDROME ADIPOSITÉ-HYPOMÉNORRHÉE

Si le nombre des expérimentations avec la folliculine a été très considérable au cours de ces dernières années, les observations cliniques jusqu’à l'heure actuelle sont encore peu répandues. En France, nous avons suttout les faits cliniques observés par Brouha et Simounet, en Allemagne de Zondek, en Amérique ceux de Pratt et Allen.

Si tous ces auteurs ont observé une action évidente de la folliculine sur le système génital de la femme, les résultats obtenus en clinique ne sont pas toujours identiques.

Comme le fait remarquer Simonnet à propos de l’opothérapie, en général, et de la folliculine en particulier, « utiliser les organes, les traiter toujours par la même technique, ne garantit pas l'obtention d’un produit toujours semblable à lui-même ; se borner aux caractères physiques de couleur, aux caractères chimiques d’analyse courante, n’est qu’un trompe-l’œil ». Ceci explique la diversité des résultats.

Comme il a été établi expérimentalement aïasi que cliniquement, c’est à la folliculine qu’il faut attribuer les modifications utérines et vaginales caractéristiques du

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