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cycle sexuel qui peuvent se produire avant la formation et en l’absence de corps jaune. Cet organe ne semble agir sur le développement du tractus génital, qu’en tant que producteur de folliculine (Simonnet). C’est à la folliculine qu’on doit rapporter les phénomènes de la régulation de la croissance chez les femelles impubères, l’apparition de la puberté et le développement des caractères sexuels secondaires. Avec l’arrêt de sa production s'établit la ménopause.
Etant donné ces faits, les indications thérapeutiques de la folliculine seront fournies par tous les états pathologiques, caractérisés par une absence ou une insuffisance de cette hormone, à savoir tous les troubles fonctionnels de l’ovaire.
On peut distinguer dans l’action de la folliculine un effet spécifique sur l'utérus et un effet général sur l'organisme.
L'action spécifique sur l'utérus de la femme se trouve caractérisée par l’établissement de la muqueuse utérine (Hitschmann et Adler) surtout marquée à la phase prémenstruelle ; la muqueuse se trouve prête à la nidation de l’œuf. Quand l'œuf n’est pas fécondé, la muqueuse s'élimine par hémorragie, on a les règles. Pour Zondek, la présence de glandes muqueuses contenant du glycogène est l’indice d’un utérus subissant l’action de la folliculine.
Sous l’influence des injections de la folliculine, on note une congestion intense du tractus génital, disparaissant après la cessation des injections.
L'action de la folliculine sur l’organisme en général, quoique non spécifique, associée à l’action d’autres glandes, est néanmoins importante, son absence provoque des troubles marqués.
L'action de l’hormone folliculaire agit sur le déve-
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É — 39 — loppement osseux particulièrement du bassin (K. Franz), mais aussi de tout le squelette (Sellheimn, Tandler et Gross). Cette action se manifeste en association avec la thyroïde et l’hypophyse.
Sur le métabolisme basal. La suppression de l’hormone folliculaire, comme par exemple dans la castration, provoque une diminution de la consommation d'oxygène oscillant autour de 15 % (Lévy et Richter). La répartition dans l’organisme de la graisse et son accumulation, relèvent de l’action hormonale de l’ovaire.
A la ménopause, la suppression et la fonction ovarienne donne lieu à des troubles vaso-moteurs, causés par des altérations du système neuro-végétatif.
L’hormone ovarienne agit sur les caractères sexuels secondaires ; ceux-ci dépendent en partie également des surrénales.
+ L’appétit sexuel est en rapport avec la fonction ovarienne.
Récemment, Mirvish et Bosman, à la suite de leurs essais avec du liquide folliculaire sur 4 femmes et 4 hommes ont constaté, par des analyses de sang, qu’il se produisait un abaissement temporaire pendant 24 heures environ, du calcium sanguin d’environ 35 %. Mirvish et Bosman prélevaient du liquide folliculaire des ovaires de vaches et de truies : stérilisation à 80° C. pendant une demi-heure, puis dissolution dans l'huile d'olive stérilisée.
Pendant la durée de l’expérimentation, les sujets restaient au lit. Injection par voie sous-cutanée au bras ; pendant quelques minutes, légère douleur, légère réaction locale avec gonflement et rougeur très semblable à celle obsérvée et causée par une grosse dose de vaccin.
Le sang était prélevé à une veine du bras. La quan-
tité du Ca par 100 cc. de sérum sanguin. normalement, était en moyenne de 10,5 mg. avec 11,6 comme limite inférieure.
Sur les 8 cas des auteurs, un seul se montre négatif.
La chute du calcium se produisait 12-24 heures après l’injection, revenant à la normale dans les 48 heures. L'action était similaire à celle produite chez le lapin, seulement la dose était plus faible.
Les auteurs notèrent que l'effet le plus marqué se manifestait par une réduction du niveau du C. sanguin de 35 % environ.
L'action de l’hormone était la même pour les deux sexes.
Tels sont les multiples effets physiologiques de la folliculine.
Quelle est sa posologie ?
La folliculine peut être administrée par voies buccale ou sous-cutanée.
La voie buccale a l'avantage d’être plus facilement acceptée par la malade ; mais elle a le grave inconvénient de nécessiter des doses 5 fois plus fortes d’hormone. Or, pour obtenir un effet il est certain qu’une cure rationnelle par voie buccale sera d’un prix prohibitif, tant que ne sera pas réalisée la production de folliculine synthétique. Notons cependant que la di-hydrofolliculine ait moins d’intérêt par les sucs digestifs que la folliculine vraie, et qu’il suffit avec ce produit d’une dose deux fois supérieure à celle que nécessite la voie sous-cutanée. On doit fractionner au maximum les doses, car la folliculine s’élimine très rapidement, et faire prendre les produits à distance des repas pour atténuer au maximum l’action des sues digestifs.
La voic sous-cutanée a l’inconvénient de nécessiter
et à lise
des injections fréquentes, deux fois par jour au minimum, si on utilise la folliculine vraie. Mais on trouve maintenant dans le commerce des solutions huileuses de benzoate de folliculine, ether-sel de l’hormone, qui est presque insoluble dans l’eau, donc très lentement diffusible : on peut ainsi injecter en une fois une dose considérable de produit bactif, qui réalisera une imprégnation continue et durable de l’organisme, il suffira de renouveler les injections tous les 15 jours, et dans ces conditions le traitement est facilement accepté par la malade.
Quelle que soit la voie d'introduction de l’hormone, le rythme du traitement doit varier suivant le but recherché.
Pour soigner une atrophie utérine, il faudra que l'organisme soit pendant plusieurs mois saturé de folliculine, jusqu’à ce que l’utérus soit revenu de volume normal, il faut donc prescrire de très fortes doses sans interruption, par exemple une injection intra-musculaire du contenu de trois ampoules de benzoate de folliculine, tous les 8 jours. Au contraire dans l’aménorrhée post-opératoire, il faut faire un traitement discontinu, par exemple, 2 à 4 empoules de benzoate de folliculine au début de chaque mois, afin de permettre l’apparition éventuelle d’une hémorragie pseudo-menstruelle.
À l'heure actuelle, les indications et la posologie de la folliculine étant bien précisées le principal obstacle à l’utilisation rationnelle de l’hormone en clinique est son coût élevé. Mais, il est certain, étant donné les progrès extraordinairement rapides de la chimie de la folliculine et de ses dérivés, que la réalisation imminente de la folliculine synthétique ou d’un produit oestrogène analogue, éliminera cette dernière difficulté et mettra un point final à l’une des plus belles pages de la biochimie endocrinienne.
Telle est la posologie de la folliculine.
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Quelles sont ses indications dans le syndrome d’hypoménorrhée adiposité ?
Son indication majeure est la ménopause chirurgicale. Nous donnons à la suite 2 observations personnelles concernant de tels cas.
Mme H.… âgée de 35 ans a subi en février 1933 une hystérectomie sub-totale. ;
À la suite de l'intervention elle se plaignait de céphalée intense, de douleurs lombaires et abdominales, palpitations, des bouffées de chaleur, une somnolence et une fatigue générale, elle a grossi de 8 kg.
Au début de 1934, la malade reçoit une série de 10 injections de folliculine (2 U.), une injection de 10 unités tous les deux jours. L’état général s'améliore progressivement. La fatigue diminue, les bouffées de chaleur disparaissent. La malade a maigri de 2 kg. 500.
Mais le traitement une fois arrêté, tous les signes réapparaissent, la malade grossit et dépasse bientôt son poids antérieur. On pratique alors 10 injections de folliculine : la malade remaigrit et se sent améliorée, depuis on n'arrête plus le traitement que pour un court intervalle
On injecte régulièrement 60 unités par mois en raison de 10 unités tous les 2 à 3 jours au cours de la première moitié du mois, depuis la malade se sent très bien.
Mme B... âgée de 25 ans a subi une ovariectomie double.
Elle est depuis aménorrhéique, elle a grossi de 5 kg. elle présente à l’examen de la muqueuse utérine une atrophie et état de repos de celle-ci.
On pratique une injection quotidienne de folliculine ; à la 5° injection il se produit une forte hémorragie utérine, elle dure 2 à 3 jours.
Depuis, cette malade a perdu 2 kg., elle se sent mieux et n’est plus tourmentée par des bouffées de chaleur et les palpitations.
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On ‘peut donc dire que la folliculine a une action incontestable dans l’aménopause chirurgicale, mais comme toute opothérapie il faut qu’elle soit répétée à intervalles donnés pour parer à la carence hormonale.
Les résultats sont par contre peu concluants dans l'obésité hypoménorrhéique ou aménorrhéique de la
puberté. Pour illustrer le peu d’action de l’opothérapie
dans ce cas, nous allons donner in extenso une observation de Laporte et François publiée en 1932.
En février 1931, les 2 enfants N... âgées de 15 et de 13 ans, me sont conduites pour très grande obésité.
La mère s’étonne aussi que l’aînée ne soit pas encore réglée et ceci d'autant plus que depuis trois ans sont apparus des caractères sexuels secondaires, modification des seins, apparition des poils et que se sont produites des douleurs abdominales qui semblent devoir -être significatives.
L’aînée pèse 75 kg. pour une taille de 1 m. 60.
Elle est généralement obèse mais le dépôt adipeux prédomine au ventre, à la région fessière et trochantérienne. Les seins sont énormes et pendants ; la palpation montre qu’audessous d’une couche graisseuse existe une glande mammaire bien développée et paraissant normale. Les tégurients des fesses et du ventre les extrémités sont cyanosées.
La description de la sœur cadette est cxactement superposable à celle de l’aînée, à cette différence près que les caractères sexuels secondaires sont chez elle en train de se développer.
Le toucher rectal pratiqué chez toutes les deux montre des organes génitaux qui semblent normaux.
L'étude du passé de ces enfants ne permet de trouver aucune maladie pouvant expliquer ces faits.
Il n’existe en particulier, aucun signe d’hérédosyphilis. D'ailleurs, les réactions de Wassermann, Hecht, Kahn sont négatives. Les parents de grande taille absolument normaux. La mère a été réglée à 11 ans. Il n’est relevé aucun signe de la série myxoedémateuse, ni d’atteinte du lobe antérieur de l’hypophyse chez les jeunes patientes.
Le métabolisme basal n’a pu être pratiqué ; mais il n’existe aucun signe d'insuffisance thyroïdienne même fruste. L’explication probable de l’obésité des deux sœurs et du retard de la menstruation chez l’aînée est fourni par l’interrogatoire de la mère,
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Les deux sœurs ont été placées à la campagne en Savoie, chez leur grand’mère depuis quelques années. Celle-ci estimant que « l’âge critique» de la puberté nécessite une suralimentation, les a nourries surabondemment avec du pain, du beurre, du chocolat, des pâtes, du riz, l'appétit étant accru par l'air vif, la ration alimentaire ingérée devint considérable.
Une tentative de traitement par le Prolan (per os) (directement obtenu d'Allemagne) et par les extraits de lobe antérieur de l’hypophyse et thyroïdien (per os) ne donnant aucun résultat, sauf un certain degré d’énervement et des palpitations, les fillettes furent mises au régime habituel, aidé par un exercice court et violent, matin et soir.
Le poids diminue de 6 kg. pour chacune d’elles, le premier mois de 18 kg. en 6 mois pour l’aînée.
Cette dernière vit apparaître la menstruation au bout des 6 mois. /
Les règles sont depuis lors normales et régulières. Le poids est resté stationnaire, quoiqu’un régime normal, mais pauvre en hydrates de carbone et en graïsse soït maintenant suivi.
La cadette moins obèse a maigri de 12 kg. en 6 mois, puis les a regagnés dans les 6 mois suivants, maïs à la faveur d’une augmentation de 12 cm. de hauteur. Elle aussi a été réglée dès que l’obésité a cessé. Les deux sœurs ont perdu leur apathie physique et intellectuelle et sont absolument normales d’aspect.
Ici donc une obésité d’origine alimentaire développée à la puberté a paralysé momentanément le développement de celle- Cr.
Les glandes ovariennes ne sont entrées en fonction que lorsque cette obésité a regressé par le régime.
Pour vérifier cette inefficacité de la folliculine dans l'obésité de la puberté, nous avons pu traiter quelques filles à puberté retardée. L’inefficacité a été confirmée. Une seule observation montre des succès :
P... âgée de 15 ans grossit d’une façon considérable depuis quelques mois. Sa mère est inquiète de voir cette obésité, mais elle est surtout frappée par le retard à l'installation de la puberté.
Un examen complet ne montre aucun retard dans le développement des organes génitaux.
Nous instituons un traitement à la folliculine ; une injection quotidienne pendant 10 jours.