‹ Contribution à l'étude du Syndrome d'hypoménorrhée associé à l'adiposité Et son Traitement par l'Opothérapie ovarienne et hypophysaireChapitre 13 sur 18 · SV. QE · texte numérisé non relu

SV. QE

La malade est prise le 8° jour de douleurs abdominales à titre de coliques menstruelles, 3 jours après la fin du traitement apparaît la première menstruation.

Et puis la malade a maigri de 2 kg.

Le mois d’après les règles sont pas revenues. Nous décidons une nouvelle série de piqûres, dont les résultats sont superposables à ceux ‘du mois précédent.

Il est très difficile de juger de la valeur de thérapeutique sur une seule observation. Il serait intéressant d'essayer la folliculine sur un grand lot de filles à l’âge pubertère qui ne voient pas leurs règles venir et qui grossissent.

A la ménopause naturelle la folliculine a fait sa preuve sur tous les troubles de l’insuffisance ovarienne. Son action est moins concluante sur l’obésité, telle qu’en témoigne une observation personnelle.

Mme B.… âgée de 49 ans voit depuis quelques mois ses règles arriver en retard, se raccourcir en durée ; elle grossit dans un intervalle de 3 mois de 5 kg. ; elle présente des bouffées de chaleur, des douleurs lombaires, des palpitations. Des injections de folliculine en raison d’une injection quotidienne les 3 à 4 jours qui précèdent la date présumée des règles, fait disparaître les troubles fonctionnels, régulanise le rythme menstruel, mais agit peu sur l’obésité : la femme ne maigrit que de 500 gr. après un traitement de 2 mois.

Si nous manquons de documents concernant la valeur thérapeutique de la folliculine sur le syndrome hypoménorrhée-adiposité, il n’en est pas de même de l'extrait ovarien total qui lui, a fait sa preuve.

Nous reproduisons quelques observations publiées dans la thèse de Gaudin (Bordeaux 1929-30).

A... (Marie), 52 ans, ménagère, Bordeaux.

Opérée le 10 janvier 1924 d’hystérectomie subtotale pour

MG Le fibrome. Depuis cette date, la malade n’a pris qu’un flacon de suc ovarien.

Le 6 janvier 1930, nous notons :

Des bouffées de chaleur très fréquentes depuis son opération.

Des palpitations survenant depuis 6 mois.

Quelques épitaxis de date récente. ; Une asthénie peu marquée.

Une obésité très prononcée et on voit de nombreux lipomes de volume variable, allant de la grosseur d’une bille à celle d’une mandarine, disséminés sur tout le corps, mais surtout nombreux aux cuisses, aux bras ‘et dans la paroi abdominale.

La malade se plaint surtout de douleurs vives, siégeant aux articulations des membres supérieurs et à celles des phalanges. Elles sont exagérées par les mouvements.

Aux membres inférieurs et à la colonne vertébrale, elles sont peu marquées.

Les muscles des membres supérieurs et du tronc sont également douloureux.

Léger œdème des jambes et des chevilles.

La malade ne dort pas très bien. | Sa vue a beaucoup diminué depuis quelque temps. Elle se plaint aussi de vertiges et d’éblouissements.

Nous ne notons aucun trouble, Au point de vue local elle se sent très bien.

On prescrit à la malade du suc ovarien glycériné à la dose de 2 cuillerées à café par jour pendant 8 jours tous les mois.

Le 10 mars, après 2 mois de ce traitement, la malade est revue.

Les bouffées de chaleur ont diminué beaucoup et disparaissent même pendant les 8 jours du traitement.

Les palpitations ont disparu. Il n’est pas survenu d’épistaxis depuis le mois de janvier.

Par ailleurs, il n’y à aucun changement.

En présence de cet état et de la persistance surtout des douleurs osseuses et musculaires, nous conseillons à la malade de venir se faire faire des injections d’hormovarine. Elle ne veut pas entendre parler de piqûres et refuse le traitement proposé.

Elle continue donc le suc ovarien.

Depuis, nous ne l’avons pas revue,

Are

A... (Marthe), 35 ans, couturière à Bordeaux.

Opérée le 25 juin 1926 d’hystérectomie subtotale pour fibrome.

Elle a pris du suc ovarien régulièrement pendant deux ans, a cessé pendant l’année 1929.

Le 17 mars, nous sommes en face d’une grosse femme pléthorique qui a engraissé de 9 kg. depuis un an. Elle se plaint de bouffées de chaleur très fréquentes.

Sujette à des céphalées avant son opération, celles-ci sont stationnaires.

Pas de palpitation, pas d’asthénie.

\ Sa vue a un peu diminué.

Légèrement sourde avant d’être opérée, mieux, dit-elle, depuis.

Son caractère a changé : « Je ne suis plus nerveuse », ditelle, car elle s’emportait facilement.

M. le professeur Guyot lui prescrit un régime restrictif et du suc ovarien. Le 28 avril, la malade a moins de bouffées de

chaleur et a maigri de 1 kg.

Elle continue le suc ovarien.

elle entendrait

Q... (Yvonne), 19 ans, serveuse, La Réole.

Opérée le 17 avril 1928 d’hystérectomie pour pyosalpinx et appendicectomie.

Depuis prend régulièrement du suc ovarien.

Le 31 mars 1930, la malade, très bien au point de vue local, présente seulement quelques bouffées de chaleur dans les intervalles du traitement et des digestions un peu pénibles.

Elle n’a pas engraissé.

Pas d’insomnie.

Pas d’asthénie.

Pas de douleur.

B... (Suzanne), 45 ans, ménagère à Saint-André-du-Garn (Gironde).

Le 17 novembre 1928, hystérectomie subtotale pour fibrome. Le 6 janvier 1930, la malade est d’aspect floride et est soignée par le docteur Delmas pour néphrite chronique (urée sanguine, 0 gr. 68).

Elle se plaint de bouffées de chaleur qui depuis un mois deviennent plus fréquentes pendant la nuit.

Quelques palpitations.

Insomnie.

Sujette avant son opération à la céphalée et à des migraines, elle a vu ces troubles augmenter depuis.

Douleurs assez vagues et sans caractères bien nets. Augmentation de poids.

Légère perte de la mémoire.

On lui prescrit du suc ovarien.

Le 24 mars, diminution des bouffées de chaleur. La malade dort mieux et a maigri de 500 gr.

Elle continue le suc ovarien.

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