‹ Contribution à l'Étude du Syndrome de Raynaud: Son TraitementChapitre 35 sur 37 · GEYSER · texte numérisé non relu

GEYSER

Le malade, 21 ans, d'origine russe, avait souffert de maladie de Raynaud peu après son arrivée en Amérique. Traité par la diathermie, grosse amélioration. La douleur atroce qui empêchait le som-

meil fut aussitôt calmée.

OBsErvATION XXII

LABEAU.

2 cas de maladie de Raynaud ont été traités par nous par la diathermie. Ces 2 cas avaient été d’abord soumis à divers traitements médicaux, à. l’aérothérapie, à l’électrothérapie. Le résultat obtenu avait élé négatif. Par l'applicaiion de la diathermie, nous avons obtenu d’abord la cessation de la douleur; ensuite, la coloration normale des tissus et une modification appréciable de la circulation périphérique au niveau des extrémités. Les troubles.trophiques que présentaient nos malades ont totalement disparu avec un nombre de

séances relativement faible.

LRO

Conclusion. — La diathermothérapie, dans le traitement du syndrome de Raynaud, n'a pas, plus que les autres procédés thérapeutiques du reste, une action modificatrice sur les lésions organiques, ni une action curative. Mais d’après les résultats. obtenus, il est indiscutable qu'elle peut exercer une influence bienheureuse sur des troubles qui sont les conséquences des affections cireulatoires. :

D'après les observations de MM. les docteurs Monier-Vinard, Delherm et Beau, dès la sixième ou la septième séance de diathermie, le spasme cède, les extrémités ‘se réchauffent et s’assouplissent, les douleurs rétrocèdent. La valeur et la durée de l'amélioration est variable. Tantôt les crises ont lout à fait disparu et tantôt elles sont seulement plus espacées, atlénuées en intensité et raccourcies en durée. Cetle amélioration du malade se prolonge parfois pendant plusieurs années.

Au point de vue pratique, il vaudrait mieux, dans les intervalles d'un mois à six semaines, associer à la diathermie les courtes séances de radiothérapie (procédé de Gouin) au cours du traitement et éventuellement aussi quelques séances de rayons infra-rouges ou de bains de lumière pour agir localement sur les téguments, ainsi qu'il est indiqué dans l'observation X VII. ILest bon d'y adjoindre un traitement général par le lit condensateur de haute fréquence. Il ne faut pas oublier que tout l'espoir fondé sur les procédés physiques n’exclura pas les recours aux autres traitements, général ou local, car dans cette affection rebelle, il est bon de ne se priver d'aucune des ressources fournies par la thérapeutique pour arriver au succès.

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