‹ Contribution à l'Étude du Syndrome de Raynaud: Son TraitementChapitre 36 sur 37 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

[. — Le syndrome de Raynaud, par «on étiologie extrèmement complexe, est encore une maladie mal connue. Elle évolue le plüs souvent chez les jeunes; le sexe féminin est le plus frappé et nous savons le rôle important des états névropathiques et des lésions vasculaires. Sans relation avec le traumatisme, le syndrome de Raynaud reconnaît pour cause des infections aiguës, subaiguës et chroniques; la syphilis, en tête, est indéniable. Cliniquement, on relève dans l’évolution du syndrome le rôle du déséquilibre vago-sympathique et de l'insuffisance endocrinienne.

Si, dans l’évolution du syndrome, on reconnait assez souvent à la base une cause certaine, il faut dire que, dans certains cas, la maladie apparaît d'emblée sans qu'une cause soit connue.

If. — Analomo-pathologiquement, les phénomènes d’endartérite, traumatisme ou lésions irritatives des filets nerveux sympathiques peuvent expliquer la pathogénie du syndrome.

II. — Du côté pathophysiologique, la maladie se caractérise par un angiospasme paroxyslique très marqué qui commence ‘ d’abord au niveau des artérioles et se propage vers les veinules, chassant ainsi le sang devant lui et déterminant une anémie locale, puis une cyanose occasionnée par une stase capillaire, le tout aboutissant à un arrêt du fonctionnement circulatoire,

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d'où une diminution des échanges nutritifs des tissus, ce qui peut expliquer les troubles trophiques pouvant amener la gangrène.

IV. — Cette maladie est caractérisée, comme le disait Raynaud, par une asphyxie locale symétrique des extrémités aboutissant parfois à la gangrène. Syncope locale (ischémie, hypo ou anesthésie, hypothermie, limitation des mouvements), : asphyxie locale {cyanose, mêmes gênes de mouvements, anes” thésie, hypothermie, douleur) et troubles trophiques (phlyctènes et ulcérations, parcheminement, gangrène) sont les grands symptômes du syndrome. |

V. — La maladie a une évolution relativement lente et pénible pouvant durer des années: Son pronostic est généralement grave lorsqu'un traitement efficace n'a pas été institué.

VI. — Dans les chapitres du traitement, nous avons exposé les résultats qu'avaient successivement donné nombre de médications, l'acétylcholine, la sympathectomie péri-artérielle et la diathermie.

Nous avons vu que, dans certains cas, une seule de ces médications pouvait amener la sédation complète du processus et parfois une guérison vraie, tandis que, dans d’autres cas, les échecs de certaines méthodes étaient contre-balancés par d’autres et qu’enfin certains étaient rebelles à tous les efforts du médecin, ceux-ci, du reste, étant en corrélation, la plupart du temps, avec des lésions artérielles profondes de sclérose ou de calcification avancée.

IL va sans dire que si, malgré tous les procédés pratiqués, la gangrène vient à s'installer, l'intervention chirurgicale est nécessaire. Selon le cas, on fera soit une résection partielle s’il s'agit d'une gangrène localisée, soit une amputation assez haute. si la gangrène menace la vie du malade, prenant alors un caractère massif, ce qui est l'exception.

Devant la multiplicité des causes étioloviques, la diversité des

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résultats, il'ne faudra donc point se décourager et essayer de mettre én œuvre tout l'arsenal thérapeutique. D'ailleurs, l’associalion de tous ces procédés peut donner de merveilleux résultats et le praticien ne devra jamais l'oublier.

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