LE SRE ET LES HYDRATES DE CARBONE
Notre ignorance en cette matière est grande, et le nombre des travaux effectués en ce sens ne semble pas bien élevé. Les rares recherches sur l’intervention du système dans le métabolisme des hydrates de carbone n’ont pas donné des résultats concluants, et iis sont souvent contradictoires. Il était cependant légitime de soupçonner l'intervention du système conjonctif-réticulo-endothélial en raison de la participation importante des éléments histiocytaires dans les phénomènes de la nutrition. C'est ainsi que Demant, par des blocages avec de l'argent colloïdal à pu déterminer une hyperglycémie de 30 à 40 % plus élevée que le taux initial. Par contre, Sterkine et Kerner Pogonian, usant d’injections répétées de colloïdes divers, encre de Chine, rouge congo, collargol, etc., n’ont jamais pu obtenir la moindre augmentation du taux de la glycémie. L’extirpation de la rate semble avoir donné des résultats plus intéressants : Demant constate une augmentation de la glycémie identique à celle qu'il obtenait par le blocage, mais il est à remarquer que le blocage effectué après splénectomie ne donne plus qu’une élévation médiocre de la glycémie. Montemartini constate, après ablation de la rate chez des animaux et des hommes, une augmentation du glycogène hépatique et de l’hyperglycémie alimentaire. Il pense qu’il y a entre le foie et la rate une synergie fonctionnelle, la rate ayant une influence régulatrice sur la fonction glycogénique du foie. Smetana, enfin, a envisagé les rap-
ports du système avec la substance amyloïde, et il conclue à la formation de cette substance dans les éléments histiocytaires. L'ensemble de ces données est actuellement bien vague, et nous ne les rapportons qu’à titre de renseignement.