‹ Contribution à l'étude du Système Réticulo-Endothélial et de son comportement au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitairesChapitre 59 sur 81 · NATURELLE. LA MALADIE · texte numérisé non relu

NATURELLE. LA MALADIE

Les barrières périphériques ont été débordées. Les germes, dans leur course centripète, n'ont rencontré que peu ou pas de résistance et ont envahi le milieu intérieur. Ils peuvent ne rencontrer là

non plus aucune résistance, et rien ne s’opposera à leur pullulation extrême. C’est le cas infiniment rare de l’aréactivité décrite par Oeller, qui se termine par une mort très rapide avec un minimum de symptômes cliniques. Ou encore, les germes se heurteront à des barrages intérieurs plus ou moins puissants, et l’organisme luttera pendant un temps plus ou moins prolongé contre l’envahisseur, déployant toute une gamme de moyens défensifs dont la composition et l'intensité sera variable suivant le stade de la maladie, suivant un cycle prédestiné obéissant à des lois cachées. >

Toute maladie infectieuse, après la guérison apparente, laisse des traces permanentes, parfois transmissibles héréditairement, et qui sont la conséquence des modifications profondes subies par l'organisme au cours du conflit, du gros effort au prix duquel est obtenue la guérison. Ces traces, d'ordre infinitésimal, liées à la dilution des toxines autant qu’au germe latent, créent un état de prédisposition ou de prémunition relative vis-àvis de la même infection ou d’autres infections, selon une hiérarchie microbienne définie sinon définissable. Cette empreinte, c'est l’immunité acquise, qui s'oppose apparemment à l’immunité naturelle, avec ses viciations et ses défauts qui sont l’allergie, l’'anergie, l'anaphylaxie. Cette opposition n’est qu'apparente, car les deux genres d’immunité paturelle et acquise, reposent sur des modifications identiques du terrain, et découlent l’une de l’autre: limmunité naturelle n’est, en définitive, qu'une immunité acquise, obtenue soit au cours d’infec-

tions occultes, soit au cours des temps par nos ancêtres et parvenue à nous par le mécanisme de l'hérédité.

Page 1