‹ Contribution à l'étude du Système Réticulo-Endothélial et de son comportement au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitairesChapitre 71 sur 81 · REC EN · texte numérisé non relu

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Peissachowitch) ont pu déterminer un fléchissement incontestable de limmunité générale se traduisant par une aggravation manifeste des lésions de tuberculose expérimentale. D'ailleurs, si le blocage n’a pas donné les mêmes résultats auprès de tous les auteurs, et si certains d’entre eux ont pu constater un renforcement de l’immunité, cela tient sans doute à la différence des méthodes employées. Le blocage à faible dose semble produire un effet ‘de renforcement sur le SRE, tandis qu’à doses massives il paralyse plutôt les processus d’immunité. Ce fait ne doit pas nous étonner. Il se rattache à un principe très général de pharmacodynamie.

Nous-devons retenir que « du point de vue expérimental, il reste bien admis aujourd’hui que l’insuffisance fonctionnelle du SRE demeure en grande partie responsable du fléchissement de l’immunité et de la gravité de la tuberculose. » (Lévi-Valensi). Cette conclusion cadre entièrement avec les données de la clinique courante en Algérie. Il est de constatation banale que la tuberculose est aggravée par les maladies qui lèsent gravement le SRE : le Kala-Azar, la syphilis et surtout le paludisme qui, par libération massive de pigment sanguin, réalise un blocage quasi-expérimental du système histiocytaire.

Les résultats obtenus par les preuves colorimé- ‘riques apportent enfin la dernière série d’argw ments. Nous avons déjà longuement parlé de l'épreuve au rouge Congo d’Adler et Reiman, ainsi que des épreuves similaires de Rosenthal, de Saxl et Donath, d'Eppinger. Tous les auteurs qui ont

utilisé ces épreuves apportent des résultats convaincants. Les taux résiduels les plus bas sont en rapport avec des formes bénignes, chroniques de la tuberculose. Au contraire, les taux de 80, 90 et plus sont constatés dans les formes graves, chez les sujets qui ne réagissent pas à l'infection. La simple lecture d’un tableau rapportant quelques cas suffit à fixer les idées à ce sujet.

En résumé, après analyse des faits cliniques, anatomiques et biologiques, il semble bien qu'il y ait un rapport certain entre l’activité du SRE et l’évolution de la tuberculose, et que ce rapport mérite d'être étudié plus complètement par la suite.

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