‹ Contribution à l'Étude du Ténia chez les tuberculeux: Observations et faits expérimentauxChapitre 16 sur 22 · OBSERVATION. VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION. VIII

Sœur C... (religieuse).

Cette malade avait été au contact de sa mère, morte de tuberculose, alors qu’elle même n’avait que sept ans. Le 17 février 1936, Sœur C... fait une hémoptysie sans prodomes. Elles garde le repos durant un mois et tout semble rentrer dans l’ordre. Mais, en mai de la même année (1936) apparaissent des signes d’évolution : : toux, expectoration bacillifère, température vespérale

légère, amaigrissement.

Le 19 mai, on commence un pneumothorax qui ne se

révèle qu’à demi efficace. Cependant, l’état de santé

= ON Re

s'améliore assez pour que la malade reprenne un peu d’activité.

Le 19 février 1937, crise liquidienne violente avec poussée évolutive sous le liquide, crachats très bacillifères. La température est très élevée, 40° le soir, céphal£es, vomissements, diarrhée, amaigrissement extrême.

A l’auscultation : râles humides du côté opposé et la radiographie montre un infiltrant spongioïde. Devant cet état on essaye une inténiadation.

Du 1°” au 5 mars 1937, on donne chaque matin un cachet contenant un cysticerque de ténia solium, et on envoie la malade à Rodez, à la maison mère de sa communauté, dans les premiers jours de mai.

À la fin du mois de mai 1937, évacuation spontanée d’un morceau de ténia. L’état de la malade s’est considérablement amélioré.

Au début de juin la prise de capsules de fougère mâle ne donne aucun résultat apparent, mais le ténia ne réapparaît plus.

La malade va se reposer à la campagne, elle va de mieux en mieux malgré une petite rechute en septembre, elle va passer l'hiver dans la Creuse, à Eguzon, où sa santé continue à s’améliorer.

Depuis mai 1938, ses crachats sont négatifs et elle

a repris une existence normale.

Le + à

ae

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