‹ Contribution À L'Étude Du Tétanos Électrique Chez L'Homme: Rythme Des Excitations Capable De Provoquer Le Tétanos Musculaire Chez L'Homme Sain Et Dans Plusieurs États PathologiquesChapitre 21 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1" Le nombre d’excitations électriques capable de faire entrer un muscle en tétanos complet peut être facilement mesuré à l’aide d’un appareil d’induction ordinaire, préalablement gradué.

2° A l’état physiologique, toutes choses égales d’ailleurs, les différents muscles de l’économie entrent en tétanos parfait pour

des rombres d’excitations à peu pres fixes pour chacun d’eux, mais variables de l’un à l’autre.

3° Par la comparaison du nombre d’excitations tétanisantes d'un muscle sain et d’un muscle malade, on peut se faire une idée assez exacte de la durée de contraction du muscle pathologique et voir si cette durée diffère de la normale par excès ou par défaut.

4° Ilest possible, en opérant ainsi, de comparer la durée de contraction de deux muscles malades à des degrés différents.

50 La comparaison des nombres obtenus à des époques différentes pourra renseigner sur l'invasion d’une lésion ou les progres d’une régénération.

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Application thérapeutique

Toute étude physiologique doit conduire à des considérations pratiques, Je viens de mentionner l'application de ces recherches à l’électro-diagnostic, je dois dire quelques mots d’une autre conclusion plus directement utile à la thérapeutique électrique, qui paraît encore résulter des faits précédemment énumérés.

L'application sur un muscle d’un courant faradique permet une sorte de gymnastique plus ou moins semblable à l’exercice ordinaire, mais à la condition de jproduire dans le muscle des mouvements autant que possible analogues aux mouvements physiologiques.

Il est donc utile de rythmer convenablement les excitations.

Ainsi pour un muscle malade qui entre en tétanos complet à 10 excitations par seconde, on aura tout avantage à se servir de courants à 10 interruptions et non pas, comme on le fait en général, de courants interrompus de rythme fixe et inconnu, produits par un trembleur par exemple.

Cette remarque permet d’entrevoir, sans doute, une partie des raisons qui font que les courants faradiques sont souvent mal supportés, à cause de la douleur ou de la fatigue qu'ils provoquent.

Mais ce n’est assurément pas la seule cause, et M. le professeur Bergonié, au cours d’un article publié dans les Archives d'Électricité médicale, en février 1896, montre, avec tracés à l'appui, la différence qui existe entre un télanos volontaire et un tétanos électrique. Il propose, pour éviter la brusquerie de la

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contraction et de la décontraction musculaire, l’empioi d’un rhéostat à résistance rythmiquement variable, qu'il appelle Rhéostat ondulant. Avec cet appareil, la contraction obtenue ressemble à s’y méprendre à la contraction volontaire, la douleur est nulle, et les résultats thérapeutiques bien supérieurs à ceux donnés | par les interruptions ordinaires.

[I me semble qu’en utilisant l’appareil de M. le professeur Bergonié et en règlant le mouvement d’horlogerie de son rhéostat de facon à produire, aussi exactement que possible, le nombre d’interruptions qui, avec cet appareil, bien entendu, fait entrer le muscle malade en tétanos complet, on imiterait, autant qu'il est possible de le faire, la contraction volontaire.

N'ayant pas à ma disposition l'instrument de M. Bergonié, je n'ai pu faire de mesures comparatives, et je me contente d'émettre une idée.

Je suis heureux, en terminant cette étude, de montrer que les faits, un peu théoriques sans doute pour le praticien, que j'ai recueillis au cours de mes expériences, sont susceptibles, en plus des recherches électro-diagnostiques, de rendre quelques services, par leur application à la thérapeutique électrique de tous les jours.

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