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Cette méthode.est connue et appliquée depuis longtemps.
LOEWEN semble avoir fait usage le premier de l’avertine dans un cas grave de tétanos qui a guéri.
En 1930, ANSCHUTz et ses collaborateurs en relèvent 17 observations.
La thèse de LAVERGNE (Paris, 1935) contient cinq observations.
Depuis, de nombreux auteurs ont fait usage du rectanol.
Cette méthode a des avantages incontestables.
L'administration du rectanol ne souffre aucune difficulté.
Le sommeil est très calme et on peut arriver à éviter complètement les crises tétaniques.
Il est un autre point qui nous paraît très intéressant. Lorsque l'effet de l’anesthésie commence à se manifester, c’est-à-dire dans les dix minutes qui suivent le lavement, le trismus diminue rapidement pour disparaître complètement, de telle sorte qu’on peut profiter de cette phase qui précède l’anesthésie plus profonde pour faire boire le sujet, ce qu’on ne peut évidemment pas obtenir avec le chloroforme.
La durée de l’anesthésie est variable entre 5 et 12 heures suivant la dose de rectanol utilisée.
Comment doser ? C’est là une question à laquelle il est difficile de répondre d’une façon précise. Il est facile de trouver la dose variable avec chaque individu mais qui donne le relâchement musculaire complet.
Le « rectanol » a été donné à doses considérables
et sans accident.
Il serait excessif d’affirmer que le pronostic du tétanos a été transformé par l'emploi du « rectanol » comme anesthésique associé à la sérothérapie.
Mais sa grande maniabilité, l'absence de toxicité, fait que son emploi judicieux permet d'éviter à ces malades les souffrances horribles de cette maladie.
L'étude du syndrome humoral des tétaniques a montré dans certains cas une hyperazotémie et une hyperpolypeptidémie. A l’autopsie on trouva de graves lésions d’hépato-néphrite et on a pu se demander si la sérothérapie intense et les anesthésies répétées au chloroforme n’en étaient pas responsables.
L'emploi du rectanol, la sérothérapie faite suivant les conseils de M. Bazy, éviteront peut-être ces accidents, ce sera à vérifier ultérieurement.
Actuellement, on conseille aussi chez les sujets non vaccinés de pratiquer l'injection d’anatoxine.
Cette séro-vaccination n’a pas immédiatement d’autre avantage que de commencer une vaccination qui sera poursuivie ultérieurement suivant la règle classique.
Telles sont les méthodes capitales à mettre en œuvre.