‹ Contribution à l'étude du Tétanos Post-Abortum et son traitementChapitre 20 sur 26 · BEN RS · texte numérisé non relu

BEN RS

B. — Indications thérapeutiques

À cela, ajoutons que les méthodes adjuvantes habituelles doivent être respectées, dont une des moins négligeables est de mettre la malade au calme et à l'abri de la lumière vive.

Nous venons de passer en revue les différentes méthodes dont nous disposons pour lutter contre le tétanos post-abortum. Il est facile de trouver un terrain commun pour la mise en œuvre rapide de la sérothérapie.

Les notions les plus modernes tendent à donner comme ligne de conduite :

— L’injection précoce et massive d’une dose de sérum antitétanique à laquelle on associera la première injection d’anatoxine, une demi-heure avant l'injection du sérum.

Nous donnons la préférence au rectanol pour réaliser les anesthésies qui seront aussi fréquentes qu’il sera utiie.

La suppression de la plaie tétanique sera réalisée par :

— L’hystérectomie précoce et systématique.

L’évacuation de l’utérus n'étant légitimée que par les contre-indications de l’hystérectomie.

Il est inutile d’insister sur le fait qu’un traitement général bien conduit associera ses heureux effets à la lutte contre le tétanos.

Nous avons jusque-là passé sous silence le traite-

PE V| Peru

ment préventif dont il est toujours question lorsqu’on envisage le traitement du tétanos. Il faut bien avouer que là nous envisageons un aspect un peu spécial de la question, étant donné les circonstances dans lesquelles apparaît la maladie.

Toutefois, ce traitement préventif a été préconisé d’une facon systématique dans des avortements criminels par SIMON, WOLGEMUTH, SCHNEIDER.

En pratique, il n’est guère habituel de faire une injection préventive de sérum à toute femme en fausse couche. Ces injections, comme on a pu le dire, ne sont pas sans inconvénient et heureusement le tétanos n’est pas très fréquent.

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