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| famollissement aux points d’'émergence des nerfs abdomi- TES naux ct thoraciques. Ces lésions ne seraient-elles pas dues fr 15e à la putréfaction cadavérique ? | % ne rs: l Larrey à trouvé une inflammation avec épanchement "A rougeâtre dans la moelle.
Les auteurs modernes ont trouvé également des lésions inconstantes, et la plupart, Rokitansky, Wunderlich, PE = Arloing et Tripier, Quinquaud, ont constaté une myélite te 1 __ diffuse. Mais le plus souvent, aucune altération nerveuse CC n'a été trouvée. A £ F Les lésions des muscles sont de deux ordres : les unes. CA sont d’origine mécanique ; les autres d’origine pathologique. Les lésions d'origine mécanique sont dues à la violence des contractions, Le muscle livide et gorgé de sang noir est le siège d'hémorrhagies interstitielles, par suite de la rupture des faisceaux fibrillaires. Quelquefois même, 4 | la rupture du muscle est totale, surtout dans les droits abdominaux.
FR Quant aux lésions d’origine pathologique, d’après Conor, < y « dans un grand nombre de muscles, les faisceaux primitifs sont altérés ; ils ont perdu leur belle striation normale et présentent un aspect granuleux, Le degré d'altération varie du reste, depuis le simple état trouble où les faisceaux offrent un aspect comme poussiéreux... jusqu'à l'aspect hyalin, vitreux, fragmenté, à cassures irrégulières, véritable dégénérescence fibreuse (Zenker) ou colloïde (Cornil et Ranvier), qui se voit dans les dégénérescences les plus avancées de la Gévre typhoïde et de quelques fièvres graves.» £ Les organes viscéraux sont le siège d'une congestion. La muqueuse de l'œsophage et du pharynx est en- |
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flammée, ce qui pourrait amener l’œdème de la glotte,
La muqueuse stomacale est rouge.
Mais les lésions existent surtout dans les poumons, où l’on a trouvé un engorgement, de l’hypostase due au décubitus dorsal, de la broncho-pneumonie, de la bronchite capillaire, de l'emphysème, de l’œdème, des noyaux apoplectiformes.
Le foie et les reins sont également congestionnés ; les lésions de ces derniers amènent parfois de l’albuminurie.
On a également signalé des altérations du sang, mais elles sont peu connues. |
Nous n'avons pas pu étudier les lésions de l'utérus, n'ayant point eu de cas de mort. Dans les observations que nous avons recherchées, les auteurs ne signalent rien d’anormal pour l'utérus, deux d’entre eux seulement en parlent. |
Le premier, Adams dé Lanark, à Glascow, dit que le tissu musculaire de l'utérus et la muqueuse étaient comme emphysémateux, lorsqu'on les comprimait. On eût dit un morceau de poumon; 1ls surnageaient, bien qu'il n’y eût aucune trace de décomposition putride.
Le second, Thomas C. Smith (1), dit que l'utérus était gros, très rouge, le ligament large du côté droit fortement congestionné,
(1) Tu. Smira. American journal of obstetric, avril 1887, p. 337.
SYMPTOMATOLOGIE
Le tétanos puerpéral est quelquefois précédé de pr'odromes qui sont inconstants, fugaces et variables, Tantôt, en effet, la malade, dont les suites de couches ont été absolument normales, est déjà levée, quand, tout-à-coup, elle perd l’appétit et le sommeil, elle éprouve des bäillements, du malaise, de la céphalalgie, une sorte de dyspnée nerveuse, sans qu’à l'examen on ne trouve rien pour l'expliquer ni dans l'appareil pulmonaire ni dars l'appareil circulatoire. Tantôt, au contraire, la malade est prise de frissons plus ou moins violents, et présente une impressionnabilité toute particulière au refroidissement, Ce mode de début se voit surtout dans les cas qui suivent de près l'avortement ou l'accouchement. Enfin, dans bon nombre de faits, aucun prodrome ne vient annoncer l'apparition du tétanos.
Ïl débute généralement par une contraction modérée de la mâchoire. Les arcades dentaires se serrent convulsivement, surtout lorsqu'on fait un effort pour les séparer. II s’y ajoute presque toujours de la raideur des muscles de la nuque ; les mouvements de la tête, surtout ceux de, la flexion, deviennent de plus en plus difficiles et pénibles (tigedite), À ce moment il y a une légère dysphagie, par propagation des contractures aux muscles de la langue et du pharynx. L'état va généralement en s’aggravant : les maächoires se ferment complètement, le /smus est établi.
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Puis les muscles de la face se prennent à leur tour; les commissures des lèvres sont tirées en dehors, les ailes du nez et les sourcils s'élèvent, le front se ride, les orbiculaires s'ouvrent largement ; en un mot, s'établit l’état spécial de - Ja face connue sous le nom de re sardonique ou cynique. Ce masque grimaçant reste fixe, tandis que les yeux conservent leur mobilité.
Le mal s'accroît dans la région cervico-dorsale : la tête se rejette de plus en plus en arrière. Les muscles de la paroi abdominale se prennent à leur tour ; on sent tout particulièrement les muscles droits fortement tendus, et quelquefois d’une dureté ligneuse, |
Les membres inférieurs généralement en extension sont alors envahis par les contractures.
Les membres supérieurs respectés plus longtemps sont pie à leur tour.
Quand ces contractures syner giques sont complètement généralisées et que les muscles des régions antérieure et postérieure sont également pris, les malades sont dans cet état de rectitude parfaite connue sous le nom d’orthotonos. Quand au contraire, ce sont les muscles de Ja région postérieure qui sont le siège des contractures les plus intenses, le torse se renverse en arrière en même temps que la tête et décrit un are de cercle à convexité antérieure, de sorte que la malade ne repose plus sur le plan du lit que par les talons et l’occiput: c'est l'opisthotonos. Avec l'orthotonos c'est la forme le plus communément observée dans la forme puerpérale.
L'empr osthotonos, ou flexion du corps en avant, et le
pleurosthotonos, où flexion latérale du corps, ne sont guère
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signalés dans les cas de tétanos reconnaissant pour origine la plaie placentaire.
Ces contractions ne sont pas d’une permanence absolue ; de temps en temps, 1l se produit une détente qui est bientôt suivie d’un redoublement de raideur douloureuse : c’est le tétanos discontinu. Au contraire, parfois le relâchement musculaire est nul, le tétanos est alors continu.
Ces exacerbations ou paroxysmes, prenant le type de crises ou d’accès, sont quelquefois spontanées, mais plus généralement provoquées. C’est ainsi que le moindre mouvement, le moindre ébranlement du lit, le moindre effort pour avaler, un bruit, une émotion, suflisent pour les déterminer. La malade, dans l’effroi de leur retour, vit dans une terreur permanente.
Lorsque les paroxysmes se succèdent à très courts intervalles, le tétanos prend une apparence convulsive et devient extrêmement douloureux. Les souffrances, supportables au début, s'accroissent avec le mal.
L’intensité des contractures n’est pas la même dans tous les cas. Dans certains, en effet, quelques mouvements provoqüés ou spontanés sont encore possibles ; dans d’autres, au contraire, les membres résistent à l'effort, et gardent une immobilité absolue. Aussi, n’y a-t-il rien d'étonnant, à ce que l’on ait observé des ruptures musculaires, surtout des muscles droits de l’abdomen. Gre)
L'élévation de la température manque souvent, sans que, de son absence, on soit autorisé à porter un pronostic meilleur. Dans les formes à évolution très rapide, le thermomètre monte généralement d'emblée, tandis que dans les