‹ Contribution à l'étude du tétanos puerpéralChapitre 12 sur 37 · ONE · texte numérisé non relu

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autres, il oscille entre 37° et 3805. Il s'élève surtout pendant les accès convulsifs. É

Les causes de l'hyperthermie sont très discutées ; est-elle due à la contraction musculaire exagérée, ou à des oxydations plus abondantes que nécessite l'exagération de cette activité fonctionnelle ?

La chaleur augmente encore dans les premières heures qui suivent la terminaison fatale.

Le pouls, à peu près normal au début, subit l'influence des spasmes. On peut le voir monter à 120, 130 et 140 pulsations au moment des paroxysmes, puis retomber à la normale. La mort serait imminente lorsque le pouls dépasse 130 pulsations entre les crises. A la période ultime, il devient irrégulier, filiforme, le cœur battant d'une façon désordonnée. 3

La respiration est normale au début, et dans l'intervalle des accès. Dans les redoublements convulsifs, elle est précipitée. Si le rythme atteint ou dépasse 40 respirations par minute, l'issue fatale est proche. La respiration devient trachéale ; 1l existe du souffle bronchique, de la dyspnée, et une légère cyanose. Dans quelques cas, on a observé de la congestion pulmonaire (râles sibilants) et de la bronchopneumonie.

Les fonctions digestives sont tantôt atteintes, et on a alors de l’embarras gastrique, tantôt, au contraire, elles sont dans un état d’intégrité parfaite, et la malade s’alimenterait, si la mastication et la déglutition étaient possibles. La salive et les liquides s’écoulent hors de la bouche. La langue parfois est saisie entre les arcades dentaires, et est mordue äu moment des accès, La constipation est habituelle,

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beaucoup plus rarement, les déjections sont involontaires.

Souvent, on trouve de la dysurie ou de la strangure, quelquefois même de la rétention complète d'urine, et alors il faut sonder les malades.

La composition chimique des urines est variable. Certains auteurs, en eflet, ont trouvé les urates en excès; pour d’autres, ils seraient en moins grande quantité. Le sucre et l’albumiae font défaut. Cependant, on a signalé quelquefois la présence de l’albumine dans la période ultime.

L’éntelligence est généralement conservée : il n’y a que perte mécanique de la parole.

L’insomnie est un des symptômes dont souffrent le plus les malades. Leur sommeil naturel ou artificiel est entrecoupé de rêvasseries. Le coma ne s'observe guère que dans les derniers moments de la vie.

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