HISTORIQUE
Hippocrate et les médecins de son époque connurent bien le tétanos survenant après un traumatisme, mais ne paraissent pas en avoir observé après l'accouchement ou après l’avortement. D
Archigènes, le premier signale dans son « de morbis muliebribus » le tétanos puerpéral. |
Après lui, Arétée (90 après J.-C.), qui nous a laissé une bonne étude sur le tétanos, mentionne sa présence à la suite de l'avortement, et rarement, ajoute-t-il, la femme se rétablit. a |
Puis, pendant des siècles, le tétanos traumatique absorbe l'attention des observateurs, et le tétanos puerpéral reste dans l'oubli, confondu qu'il est probablement par eux, avec les convulsions qui, sous des influences diverses, s’observent chez les femmes en parturition. :
Bajon, à la Guyane, de 1769 à 1777, étudie le tétanos des
nouveau-nés après la ligature du cordon ombilical, et relate
en même temps quelques faits de tétanos puerpéral.
Mais c’est surtout au xix° siècle que sont publiés, sur le tétanos pucrpéral, des observations et des travaux de nature à en éclairer surtout l’étiologie.
En France, Velpeau, dans sa thèse de concours d'agréga-