‹ Contribution à l'étude du traitement chirurgical de l'Éléphantiasis du ScrotumChapitre 16 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I — Devant l’impuissance actuelle des méthodes thérapeutiques médicales, qui, si elles peuvent peut-être quelquefois enrayer l’évolution de l’envahissement éléphantiasique du scrotum, sont toujours insuffisantes quand il s’agit d’une tumeur déjà ancienne et volumineuse, nous nous trouvons encore dans l’obligation de préconiser la méthode chirurgicale.

Cela ne nous empêche pas du reste de considérer le traitement prophylactique comme devant toujours être tenté dès le début, et de croire qu’au moment des poussées aiguës, le traitement habituel de la lymphangite érysipélateuse, soit le seul à appliquer. Nous ne pouvons encore, malheureusement, que fonder les plus brillants espoirs sur la méthode sérothérapique.

IL. — Parmi les procédés chirurgicaux employés pour débarrasser radicalement les malades de cette pénible infirmité que constitue l’éléphantiasis du scrotum, nous ne pouvons que conseiller les procédés les plus simples qui, enlevant le plus largement possible la tumeur permettront cependant de reconstituer dans les meilleures conditions un nouveau scrotum et un fourreau pour la verge. Il nous semble, qu’à ce sujet, la technique que nous préconisons est

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la plus simple et celle qui permet d’éviter les lésions toujours possibles de la verge et des éléments du cordon.

III. —— Ces opérations pratiquées en dehors et loin de toutes poussées inflammatoires sont susceptibles d’améliorer considérablement l’infirmité dont sont atteints ces malades. |

Elles donnent lieu à d’abondants écoulements de lymphe et quelquefois à des hémorrhagies sérieuses.

Leur pronostic est cependant bénin.

IV. — Les résultats de ces oschéotomies ne sont souvent que palliatifs, la maladie étant sujette à récidives ; mais, même à titre palliatif, elles sont indiquées par l'excès de volume du scrotum et la gêne apportée aux différentes fonctions.

Vu, bon à imprimer :

Le Présidéns, DJ UT Vu :

le Doyen :

D' C. SIGALAS.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 13 juin 1922, Le Recteur de l’Académie.

R. THAMIN.

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