‹ Contribution à l'étude du traitement chirurgical de l'Éléphantiasis du ScrotumChapitre 7 sur 16 · CHAPITRE I De quelques considérations générales · texte numérisé non relu

CHAPITRE I De quelques considérations générales

sur l’Eléphantiasis

Si la maladie éléphantiasique correspond à un syndrôme anatomo-elinique bien défini, il n’en est pas de même quand il s’agit de préciser son étiologie et sa pathogénie, au sujet desquels l’accord est encore bien loin de régner. ne ! ri à

Manifestation du paludisme pour les uns, d’origine syphilitique pour les autres, cette redoutable maladie est attribuée par Patrick-Manson à la présence de filaires dans l'organisme, tandis que de leur côté, opérant cependant séparément, M. le Professeur Le Dantec d’abord et Dufougeré ensuite, ont retrouvé dans les tissus éléphanciés un dermo-lymphocoque, et admettent par conséquent une origine microbienne.

I] n’en reste pas moins que si l’on peut invoquer pour cette maladie des conditions pathogéniques multiples et variables selon les pays, à la fin du compte, qu’il s'agisse d’un éléphantiasis nostras ou d’un éléphantiasis exotique, la symptomatologie et l’évolution resteront identiques ; et ceci a pu faire dire au Professeur Le Dentu que «si le parasite est spécial, sa lésion est banale. »

AE

Cependant quel intérêt énorme offre au point de vue du traitement rationnel et spécifique la connaissance bien établie de la cause de cette affection. Là est la voie ouverte, et si quelques essais ont été tentés de sérothérapie, sérum de Marmorek ou autre, cette méthode n’étant malheureusement pas encore au point, et n'ayant pas donné les résultats que l’on pourrait escompter, nous nous voyons dans l'obligation de continuer la pratique des méthodes thérapeutiques déjà en usage. Mais malheureusement si nous pouvons par des méthodes prophylactiques et préventives, protéger contre ce mal redoutable de nombreux individus, quand nous nous trouvons en présence d’un état pachydermique en évolution, nous ne pouvons plus avoir recours qu'à une thérapeutique palliative, soit médicale, soit chirurgicale.

Page 1