RO
OBsERvATION XXI
Causalgie du pied. — Injection dans le sciatique. — Guérison.
Le soldat Auguste D..., du 65° d'infanterie, a été blessé le 12 novembre 1914 de plusieurs éclats d’obus. Parmi ceux-ci, trois ont pénétré dans la cuisse droite et ont pu offenser le nerf sciatique, poplité externe. Depuis sa blessure, douleurs brülantes extrèmement violentes s’opposant à tout mouvement et présentant tous les caractères de la causalgie du pied.
Paralysie amyotrophique de tous les muscles du pied avec abolition de l’excitabilité faradique et hypoexcitabilité galvanique avec R. D. et secousses lentes pour tout le territoire musculaire du sciatique poplité externe. Hypoexcitabilité faradique et galvanique sans R. D. pour le sciatique poplité interne et son territoire.
Anesthésie de tout le territoire du sciatique poplité externe. Troubles trophiques de la peau et des ongles du pied droit.
Le 10 décembre 1915, découverte du sciatique à 10 centimètres audessus de la cicatrice supérieure. Injection de 2 centimètres cubes d’alcool.
Aussilôt après, très grande amélioration de la douleur. Dès le lendemain, il peut se tenir debout. Les jours suivants, il marche, mais sans souffrances. Sa causalgie est guérie.
Ogservarion XXII Causalgie du médian. — Injection tronculaire. — Guérison.
Le soldat B..., du 54° (erritorial, a été blessé le 7 septembre 1915 par un éclat d'obus à la partie supérieure et interne du bras gauche.
Le paquet vasculo-nerveux du bras a dù être offensé. Douleurs causalgiques très violentes, immédiates dans tout le territoire du nerf médian, avec tous leurs caractères classiques.
Impotence fonctionnelle complète de la main tenant à la douleur que provoque le moindre effort.
Iyperesthésie et paresthésie de tout le territoire cutané du médian. OŒdème trophique, dystrophie des ongles, glossy-skin,
Abolition de lexcitabilité faradique et galvanique avec R. D. et secousses très lentes pour le nerf médian et tout son territoire musculaire.
Paralysie avec amyotrophie des museles de lavant-bras et de la main innervés par le médian.
Le 1% décembre, 91 jours après la blessure, on découvre le paquet vasculo-nerveux et l’on injecte 2 centimètres cubes d'alcool à 50 degrés dans le tronc du médian.
Disparition des phénomènes douloureux qui ne se sont pas reproduits depuis l'opération.
Persistance des troubles vaso-moteurs.
OBservaTiON XXII Causalgie du médian. — Injection tronculaire. — Guérison.
Le soldat Bo..., du 53° colonial, a élé blessé le 25 septembre 1915 à Souain, d’une balle qui a traversé en séton le bras gauthe au tiers moyen et lésé le paquet vaculo-nerveux. :
Causalgie violente dans le territoire du médian ; légère au début, elle va progressant et s'accompagne des troubles habituels. Paralysie avec amyotrophie des fléchisseurs des doigts et de l’éminence thénar, impotence fonctionnelle tenant à la douleur des fléchisseurs de l’avant-bras, des divers groupes musculaires du pouce.
Hypoesthésie avec paresthésie du territoire cutané du médian, troubles trophiques des ongles et de la peau.
Existence d’une poche anévrismale de l’artère humérale que l’on dissèque et excise le 46 novembre 1915. Suites opératoires normales.
Soulagé un ou deux jours, il recommence à souffrir etle 14 décembre, on fait une injection tronculaire d'alcool à 60 degrés au-dessus de la lésion.
Les jours suivants, disparition complète des douleurs causalgiques qui ne se sont pas reproduites ultérieurement.
En résumé, l’extirpation de l’anévrisme n’a amené. qu'un soulagement très passager, tandis que l’alcoolisation tronculaire a fait disparaître complètement les douleurs.
Gore
OBsEerRvATION XXIV
Pluie du bras gauche. — Légère atteinte du médian et du cubital. — Causalgie traitée sans succès par l’alcoolisation du médian au-dessous de la blessure.
Albert, A.…., soldat de 2° classe, blessé le 9 septembre 1916, par éclat d'obus, au bras gauche. Double cicatrice d'entrée : la première à la face externe du bras, au niveau du V deltoïdien ; la deuxième dans la région postérieure, à 3 centimètres en dehors de la ligne axiale, à 10 centimètres au-dessous de l’acromion. Cicatrice de sortie à 6 centimètres en dedans de la ligne médiane antérieure et à 17 centimètres audessus de l’épitrochlée. Parésie dans le domaii:e du médian et du cubital avec douleurs causalgiques.
En novembre 1916, injection d'alcool dans le tronc du médian, un peu au-dessus du poignet.
Cette intervention pratiquée au-dessous de la lésion n’a amené qu'une sédation des douleurs d’une demi-journée. |
Le 26 janvier 1917, les troubles moteurs se réduisent à une légère parésie du côté des Îléchisseurs des doigts.
Pas de troubles de la sensibilité objective.
Légère atrophie de éminence thénar ; atrophie du 1° espace interosseux. Pas de R. D.
Légère hypertrichose du dos de la main. Kératodermie de la face palmaire. La main est violacée, porte des traces de macération.
Les douleurs causalgiques persistent assez violentes, localisées dans l'index et le médius gauche, augmentent encore sous l'influence des bruits soudains et des émotions.
Malgré l'avis de MM. les Professeurs Pitres et Verger, le malade refuse de se laisser opérer à nouveau.
Cette observation est intéressante par le résultat négatif de l'injection intra-tronculaire d'alcool pratiquée au-dessous de la lésion.
OgservarTion XXV
Causalgie du membre inférieur.
Gustave B..., vingt et un ans, blessé le 15 avril 4917, à Noyon, par balle entrée par la face externe de la cuisse gauche, à 6 centimètres audessous du grand trochanter et à 8 centimètres en dehors de la ligne médiane postérieure, sortie au niveau de la fesse gauche immédiatement en dehors du pli fessier, à 3 centimètres en arrière de la naissance des bourses. Atteinte incomplète du sciatique gauche. Paralysie des muscles releveurs du piel avec atrophie. Disparition du réflexe achilléen et anesthésie du dos du pied. Causalgie intense à peine calmée par les enveloppements humides et l'opium à haute dose. Une injection cocaï née faite sur le trajet du nerf ne donne aucun résultat. L'état général est médiocre. :
Le 16 mai, on pratique une injection d'alcool à 60° dans le tronc du sciatique, au-dessus de la lésion. Gros shock opératoire.
Cependant, dès le lendemain, les douleurs au niveau du pied ont à peu près complètement disparu et le malade peut allonger sa jambe qu'il tenait jusque là complètement repliée.
Malheureusement, les jours suivants, apparition de gangrène au niveau du membre inférieur et, le 28 mai, le malade meurt emporté par les phénomènes d'infection locale et générale.
Cette observation n’est rapportée que comme exemple de la disparition rapide des douleurs à type causalgique à la suite de l’alcoolisation tronculaire au-dessus de la lésion.
OT[AUUOISOI - SNOS 9UTET
JeJnsor unony -N9U01) UOIJESI[000[V “"A[UUOISQr-SNS AU] uOSHI9nr) 6 =NOU01) UOLPSITOOE ,7 ! [EU SINY[NOP SP OOUPJSISIOQ -SKAQUE 9ES UQ,p UOTHEAUXI op : *S999N$ SUOIJU9ATOJUI & uoStTonr) ‘PI UOSTIQNE) : PI UOSHONT) ‘PI * OJ[OUUOIS9I-SNS 9ATP] UOSHIQN 1) -N9UOI UOI)BSI[OO0[Y XN9AJOU OUOIY np UOTPIOIQUE,p n94 UOTIPSUOIT ‘UOTE SIN9JOUI S9[{NO1J S9p 99UBSISI94 ‘SANI[NOP S9P UOTENU2]}V UOTJ8I9 {IT UOTJBIOTIOUE,D SE UOTBI9QUT SIN9JOU S9[{NOIY SOP 90USISI94 ‘SIN9MOP Sap a18essed uore10ouY UOI}PI9 (TT L]
‘AUISHAQUE,[ 9P UOI} =editjxXA ‘18J1qn9 np J9 Sano[nop Sop o4198essed uonuwomouy |uerpoux np UOI}PI9TT
XN9INO[NOP SOUQU .
—OUQU S9p 919891 SQa7 uONeIoroury 910118 uor}e19qrf SIOUL ÿ 9p NO NE AU[OSQE SION 89(IJOU OISA TETE ‘UONBPUS ET 9P S2UPISISI9d ‘ANATNOP EI 8p UOTE SI( AIUOJOIADN ren ne 4ATNÜILYYHA SLVLTNOSAU NOILVH4HdO
‘J[PI9UNU 949] -18,] 9D OUISTTAQUY
“ojuosedde UOIS9[ Uunony ‘Jaou 9 sed juewriduoo ou ‘ajuosedde 9SNOA(TT 9PIIG 93194) UOISI[ SUnonY “O[PIQU NU 94}IE,T 9p or} -819)1[{0 ‘Juepuoqe ‘Jur1dm09