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façon identique à des lésions similaires et que si certains, tels que le radial, répondaient à une offense même légère d’une façon presque exclusivement motrice, d’autres, tels que Île médian et le sciatique, donnaient avec des troubles moteurs peu accusés des phénomènes douloureux intenses.
C’est ainsi que le Professeur Pierre Marie et M"° Athanassio- Benisty décrivent (16 mars 1915), à l'Académie de médecine, une « forme douloureuse des lésions du nerf médian par plaies de guerre, description qui rappelle en tous points la causalgie de Weir Mitchell dont ils la rapprochent d’ailleurs quelque temps après (Société de neurologie, séance du 1* juillet 1915). Depuis lors la causalgie a souvent fait parler d'elle. Le Professeur et Me Déjerine la font rentrer dans le cadre de leur syndrome d’irritation grave ; M" Athanassio-Benisty lui consacre de nombreuses pages dans son Traité sur les lésions des nerfs; M. Macrice Ducosté en donne, sous le nom de « dexalgie », une excellente description.
De nombreux articles ont été publiés sur sa pathogénie, sur son traitement; de nombreuses observations ont été rapportées et discutées dans les Sociétés savantes.
Nous verrons que les méthodes thérapeutiques proposées contre la causalgie sont variées: médications calmantes générales ou locales, physiothérapie, interventions chirurgicales. Quelle est la valeur respective de ces différents traitements ? Doit-on faire appel au chirurgien et, dans ce cas, quelle intervention doit-on pratiquer ? C’est ce que nous essaierons d'étudier dans ce modeste travail.
Les observations que nous publions ont été prises au Centre neurologique de la XVIIT région; elles ont été obligeamment mises à notre disposition par M. le Professeur Pitres, envers qui nous ne saurions être trop reconnaissant.