VIT
M"° B.., 52 ans, constipée chronique neurasthénique amaigrie.
Examen radioscopique. — Vingt heures après l’absorplion; seule, la première partie du transverse est remplie, et encore bien imparfaitement. La bouillie est divisée en billes séparées que la main ne peut arriver à rejoindre. La progression ne s'effectue dans les examens suivants que très lentement, avec conservation des images sus-indiquées.
Intervention le 10 juillet 1921. Même technique et résultat vraiment remarquable. La malade s’alimente normalement, a repris son travail et va à peu près régulièrement à la selle. Se déclare enchantée aux dernières nouvelles datant de 15 mois après l'intervention.
M"° N.., 60 ans. Cachexie et misère physiologique extrême de celte malade, avec douleurs abdominales telles qu’elle déclare vouloir se suicider si on n’arrive pas à la soulager.
Examen raädioscopique. —- On pense devoir trouver les signes radioscopiques d’un néo, mais les examens répétés permettent de voir des brides très serrées sur le côlon ascendant. Au bout de 42 heures, la gélose n’a pas dépassé l’angle hépatique.
= die
Intervention. 13 février 1922. — Rien de spécial à signaler en dehors de la technique habituelle. Transformation de l’état
de la malade, qui a repris son travail, s’alimente et se déclare heureuse de vivre,
Revue six mois après l'opération, avec persistance du mieux.
M°° B., 63 ans. Constipée chronique en dénutrition. Intoxication avec douleurs abdominales empêchant le moindre travail.
Examen radioscopique. — Bride à l’angle colique droit et sur la première portion du transverse. Cœcum très gros, mobile, avec appendice douloureux.
Intervention. Le 15 juin 1922. — Cœcoplicature, cœcopexie et libération compiète du côlon.
Résultat excellent, avec persistance et accentuation du mieux six mois après.
M L.., 40 ans. Très mauvais état général : constipation douloureuse extrême. On sent au palper une masse droite qui est prise pour une vésicule.
Examen radioscopique. — Brides sur le cœcum, à l’angle colique droit et sur la partie initiale du transverse.
Intervention. Le 15 juillet 1922. — La vésicule biliaire est libre et saine, mais brides très serrées et paquets d’épiploïte. Le tout est excisé et libéré. L’intestin reprend son calibre normal; fixation du cœcum après cœcoplicature. Excellent résultat, qui se maintient aux dernières nouvelles de la malade. L'opération est trop peu éloignée pour que le résultat ait une valeur comparable à ceux datant de 12 à 15 mois.
M"° B., 23 ans. Souffre depuis des années du ventre. On a diagnostiqué appendicite chronique. Constipée opiniâtre.
Examen radioscopique. — Démontre la constipation par brides sur le côlon droit, avec un cœcum énorme, et sur la première portion du transverse.
Intervention. Le 9 août 1922. — Laparotomie latérale. Libération des brides, excision de la bride de Jackson. Epiploectomie par petits paquets après décollement colo-épiploïque. à |
Les selles sont aussitôt régulières, au point que l’huile doit être supprimée en raison des selles trop fréquentes, presque diarrhéiques. Mais l'intervention est trop rapprochée pour avoir une valeur définitive,
M"° B.., 60 ans. Constipée depuis l’enfance. Douleurs constantes et violentes. Dénutrition et teint jaune paille,-qui conduisent la malade à l'intervention.
Examen radiologique. — Au bout de 20 heures, la gélose est arrêtée par le côlon ascendant, au-dessous de l’angle hépaque, et ne progresse qu'avec une extrême lenteur.
L'origine du transverse finit par s’emplir, mais il y a des brides irréductibles. res
Intervention. Le 13 mai 1922. — La libération est laborieuse, el on doit exciser la plus grande partie de l’épiploon enflammé, induré et adhérent.
Les suites furent particulièrement heureuses, et la malade si constipée auparavant fut surprise d’avoir plusieurs selles par jour, L'état se maintient excellent avec augmentation de poids.
M°° L.., 24 ans. Crises douloureuses abdominales avec
= 69 — constipation opiniâtre. Il y a rétroversion utériné adhérente et douloureuse avec signes d’appendicité chronique.
Radioscopie. — Montre des brides sur le côlon droit avec cœcum mobile.
Intervention. Le 23 janvier 1922. —— Libération, cœcofixation qui amène une transformation de l’état général avec disparition des douleurs et de la constipation.
M'° A... 48 ans. Malade souffrant de crises douloureuses dans la région appendiculaire.
. Radioscopie. — Révèle une péricolite ascendante et transverse.
Intervention. Le 10 février 1922. — Libération et excision
de J’épiploon. Bon résultat avec disparition du syndrôme douloureux. L'élément constipation n’a pas disparu de . même aussi complètement; l’huile est nécessaire, mais l’état général est excellent six mois après l’intervention.
M"° M... 72 ans. Nous avons eu l’occasion d’opérer en crise d’occlusion aiguë cette malade constipée toute sa vie et qui finit par présenter l’obstruction complète de son côlon avec les signes de l’occlusion la plus confirmée,
Femme très volumineuse, avec paroi très adipeuse, permettant de sentir dans la région périombilicale une masse dure et douloureuse que nous prenions pour une hernie paraombilicale étranglée.
Laparotomie d'urgence. Le 7 septembre 1922. — Nous trouvons un cœcocolon ascendant énorme, plein de matières durcies, véritable fécalôme, avec péricolite de l’angle hépatique bridant totalement le calibre intestinal. Résection des brides péricoliques et épiploïques, avec anus sur le grêle, à sa terminaison.
Voilà donc un cas d’occlusion véritable dû à une simple péricolite. La malade se trouve actuellement en bon état, et ses évacuations s’accomplissent à peu près normalement.
Nous pourrions ajouter à cette liste de malades opérés systématiquement après diagnostic radioscopique de péricolite, un certain nombre d’opérés pour appendicite chronique chez lesquels M. Rudelle a systématiquement exploré les régions voisines. Bien souvent, on trouve des brides de Jackson et des brides de péricolite qui doivent être excisées. L’auteur de ces observations en est venu à n’enlever des appendices qu’en accompagnant cette intervention d’examen systématique de l’iléo, du cœcum et du côlon.
Il est très rare de ne pas trouver d’autres lésions qu’un
appendice à enlever, tant sont fréquentes les affections qui nous occupent.
M. le Docteur Lacouture, chirurgien des hôpitaux de Bordeaux, nous a dit avoir opéré de très nombreux cas d’appendicite au cours desquels il découvrait et excisait des mem- Eranes de Jackson et obtenait des résultats excellents.
Mais nous ne croyons pas nécessaire de multiplier ces observalions, moins démonstratives que les précédentes, dans lesquelles l'intervention était décidée dans le but précis, après diagnostic certain, de guérir une stase intestinale chronique.
NS