‹ Contribution à l'étude du traitement chirurgical de la tuberculose génitale: la vaso-épididymectomie bilatéraleChapitre 16 sur 23 · Pauchet. La Clinique, juin · texte numérisé non relu

Pauchet. La Clinique, juin

Mais si le testicule du côté sain produit encore des’ spermätozoïdes, ses voies d’excrétion lui permettent-elles de pouvoir les employer, ne restent-ils pas emprisonnés dans la glande génitale ou mème si seules la prostate et-la vésicule sont atteintes, ces lésions tuberculeuses ne forment-elles pas une barrière infranchissable au sperme.

« Que devient le sperme dans un appareil séminal tuberculeux ? Un moment arrive où il n’est plus ni excrété, ni sécrété, les tubes séminifères sont détruits, du moins les épithéliums qui les tapissent sont altérés et les animalcules ne sauraient s'y développer. Et puis les canaux excréteurs, conduit épididymaire et canal déférent, oblitérés ou ulcérés ne pourraient plus livrer passage à la semence si tant est qu'il en existe (1).»

Il ne faut donc pas se leurrer sur la fécondité des malades ayant subi la vasoépididymectomie unilatérale avec noyaux bilatéraux de la prostate et des vésicules et en fait dans les nombreuses observations de malades revus quelques années après une vasoépididymectomie unilatérale je n’ai pu trouver qu’une seule observation où il ait été mentionné la naissance d’un enfant de la femme d’un opéré (2) et encore faut-il être sceptique. Le professeur Pinard ne se plaît-il pas à répéter que si la mère du nouveau-né est toujours connue, bien malin est celui qui peut en affirmer être le père.

Une autre objection contre la vasoépididymectomie bilatérale peut être soulevée.

Le malade sachant qu’il est opéré de vasoépididymecë

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