TECHNIQUE OPÉRATOIRE
Le D: Lapeyre à eu la très grande amabilité de bien vouloir m'indiquer sa technique. | Opération unilatérale. — Il est fait une longue incision sur le serotum remontant vers le canal inguinal si quelques noyaux sont perçus dans le trajet funiculaire. La vaginale est incisée et réséquée totalement. L’épididyme est séparé au ciseau de préférence, d’abord au niveau de la queue ; au niveau de la tête les vaisseaux testiculaires seront ménagés. | L’épididyme sera enlevé, autant que possible enlevé en bloc pour éviter l’ouverture de foyers caséeux. Il ne faut pas craindre au niveau de la tète d'entamer l’albuginée et même le parenchyme testiculaire si besoin est. Il est sage, d’ailleurs dans tous les cas douteux de fendre de haut en bas l’albuginée pour explorer le testicule (orchidotomie).
L'envahissement du corps d’Highmore permet encore la conservation par ablation à la curette. Quelques points au catgut réparent l’albuginée. Pour suivre le déférent sans blesser les vaisseaux, il importe de re-
doubler de précautions. Le D: Lapeyre procède ainsi:
« Le déférent estd’avance repéré par une pince placée à un ou deux centimètres de la tête. On fait la section totale de l’épididyme, l'isolement est rendu plus facile D'habitude les deux ou trois premiers centimètres seuls sont malades ; dans tous les cas l'isolement est poussé jusqu’à six centimètres environ ; puis par des tractions à la pince, en saisissant successivement des points plus élevés, onze ou douze centimètres de canal sont attirés très facilement grâce à l’élasticité du conduit.
< Au cas de lésions remontant vers ou dans le canal inguinal, l’incision est prolongée sur celui-ci, l’isolement poussé jusqu’au canal inguinal.
«Ilest illogique de pousser plus loin sans faire alors la vésiculectomie. »
Il est bien entendu que s’il existe des trajets fistu-
Jeux, l’exérèse en est faite complète, dans ces cas au lieu de réunir par première intention, il faudra drainer parfois. .
Variantes opératoires. — L'extrémité du déférent sectionné est fixée au corps d’Highmore (Bardenhauer, Mauclaire, Pauchet).
Pour expliquer une telle fixation il faut être bien sûr qu’il n’existe aucune lésion dans les voies génitales supérieures, or nous savons que dans presque tous les cas on rencontre des lésions à l'extrémité vésiculaire du déférent, aux vésicules et à la prostate ; le testicule, si toutefois le déférent à son abouchement à la glande génitale reste perméable, n’est donc plus isolé du foyer de contagion, ce qui doit être le principe essentiel de toute opération conservatrice.
On fera la ligature ou mieux dans certains cas la résection sur deux ou trois centimètres du deuxième déférent
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attiré dans la même incision à travers le septum incisé.
Le D’ Lapeyre pratique systématiquement celte résection depuis trois ans.
1° Si la deuxième vésicule est malade (Legueu).
90 Si les lésions avancées du testicule ont obligé à une première castration (Lapeyre).
Opération bilatérale. — Dans des cas bien déterminés que nous avons mentionnés, nous devons avoir recours à l'opération bilatérale qu’il faut, souvent, faire précocement. |
Alors que dans l’opération unilatérale, nous avons quelquefois à intervenir tardivement sur la vésicule et la prostate, l’opération bilatérale rend plus rares ces interventions secondaires.
Le D' Lapeyre conseille une incision unique en V découvrant les deux testicules et les deux canaux déférents. L’incision tiendra compte des orifices fistuleux, s’il en existe, pour les supprimer.
Pour chaque côté la technique est identique, une attention plus grande encore sera poriée à ménager les artères testiculaires.
Les deux testicules seront explorés ; si l’un seul ést malade on n’hésitera pas à l’enlever ; si les deux sont malades on tâchera à tout prix d’en conserver un par une opération incomplète : grattage du corps d’Highmore, excision partielle. Parfoison suturer a ensemble les deux moignons testiculaires de façon à reconstituer un seul testicule à peu près normal.
Suivant les cas, on fera ou non un drainage.
Legueu fait une seule incision d’un côté et à travers la cloison, attire l’épididyme et le canal déférent du côté opposé qu'il résèque.
Marion fait deux incisions, au niveau de chaque canal inguinal. Il sectionne aussi près que possible de la vésicule le canal déférent dont il touche l’extrémité au thermocautère. Par son incision inguinale il aitireletesticule et l’épididyme qu'il résèque, ainsi quela vaginale.