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trois malades, opérés depuis déjà un certain temps, et les autres l'ont été depuis trop peu de temps pour que nos résultats aient une valeur définitive. Nous les indiquons cependant, sans en tirer aucune conclusion, en nous bornant à l’étude de la réaction calorique qui, seule, interroge isolément chaque côté.
Nous avons noté la disparition du réflexe nystagmique dès les premiers jours après l’opération; nous nous y attendions d’ailleurs et ce fait n’a rien qui puisse
surprendre.
Cependant, dans l'observation V, un mois après l’in-
tervention nous voyons qu’au cours de l'épreuve calo-
rique la malade éprouve quelques nausées, mais sans aucune modification du nystagmus spontané, et sans aucun trouble de l’équilibration. Et d’autre part dans l'observation VI l'injection d’une grande quantité d’eau ou très froide ou très chaude semble déterminer une modification du nystagmus spontané.
Ainsi semblerait-il persister chez ces deux malades un certain degré d’excitabilité vestibulaire. Mais peutêtre aurions-nous attribué ce résultat à la mort encore incomplète du nerf vestibulaire et n’en aurions-nous pas fait mention si chez un des malades dont l'histoire est rapportée par les docteurs Hautant et Ramadier (loc. cit). et trépané pour des vertiges violents au cours d'une labyrinthite sèche, nous n'avions retrouvé, quatre mois après l'opération, une excitabilité vestibulaire
caractérisée ainsi :
Épr. calorique :
Aucun nystagmus spontané avant l'épreuve.