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à doses massives et mieux semble-t-il à doses ininimes selon la méthode de Chatellier, la pilocarpine, enfin la ponction lombaire, voire même la craniectomie décompressive.
Mais déjà dans le chaos des vertiges, on a essayé, peut-être avec raison, d'en distinguer certaines variétés et l’on pourra donner l’iodure de potassium chez les sclé-
reux, traiter l’azotémie ou la chlorurémie dans d’autres
cas.
Tout récemment, Vernet s’est attaché à montrer qu’il fallait parfois incriminer des modifications vasomotrices labyrinthiques, des modifications toxiques et endocr;niennes, et les résultats heureux qu'il a obtenus avec l’adrénaline semblent confirmer cette opinion.
Malheureusement cette richesse de moyens cache en réalité notre impuissance actuelle, et pendant longtemps encore peut-être, de nombreux malades grands vertigineux, à la vie rendue fort pénible, viendront à nous, ayant épuisé toute la série des médicaments qu'un ou plusieurs otologistes auront inutilement prescrits chez eux. C’est dans ces cas qu’à notre avis nous devons alors penser à la trépanation du labyrinthe et la proposer comme suprême ressource, sous certaines réserves d’ailleurs, que nous énoncerons plus loin.
Déjà en ces dernières années le traitement chirurgical des vertiges labyrinthiques avait été tenté par quelques
auteurs (1).
1. Nous ne parlons bien entendu, que des vertiges sans suppuration du labyrinthe.
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En 1896. R. Botey (de Barcelone) (1) essaya la ponetion de la fenêtre ronde au moyen d’un fin trocart. Maïs devant les difficultés de technique il abandonna rapidement cette méthode.
R. Lake (2), un des premiers, semble-t-il, pratiqua la destruction du labyrinthe en vue de guérir les vertiges et les bourdonnements.
Jenkins (3) en 1911 traita de même un cas de vertige de Menière. Urbantschitsch (4) vit après un évidement pétro-mastoïdien, des vertiges apparaître. Il trépana le labyrinthe, les vertiges disparurent mais le nystagmus persista longtemps encore.
Jones, en 1912, à la Société royale de Médecine de Londres, communiqua trois cas d'ouverture du labyrinthe pratiquée dans le but de supprimer de violents vertiges. Il s’ensuivit alors une discussion à laquelle prirent part : R. Lake qui soutint le bien fondé de cette opération ; Milligan qui ayant trépané un malade sourd,
evertigineux et bourdonnant, vit les vertiges s'améliorer, mais les bourdonnements persister: West enfin qui observa l'apparition d'un cas de manie aiguë post-opératoire qui guérit d’ailleurs parfaitement.
1. Botey, Traitement des vertiges, des bourdonnements et de quelques affections du labyrinthe par la ponction de la fenétre ronde suivie &aspiration (Annales des maladies des oreilles et du larynx, 1896).
2. R. Lake, Jour. of. laryngology. London, 1904 (Soc. of. du R. uni., 6 mars 1905; Revue hebdomadaire d’O. R. L., 16 mars 1907 ; Soc. med. roy. de Londres, 1908).
3. Jenkins, Labyrinthine vertigo (Menieres symptoms non infective) treated by operation (Proc. Roy. Soc. med. Londres,
1911. Z V otolo. sect).