HISTORIQUE
La thérapeutique du vertige labyrinthique a marché de pair avec la connaissance de son étiologie. Née des immortels travaux de Flourens qui montra, chez les animaux, les rapports intimes entre l'oreille interne et les troubles de l’équilibration, et de l’observation de Menière qui montra ces mêmes rapports chez l’homme, elle s'est attaquée successivement aux causes susceptibles de provoquer le vertige en altérant le fonctionnement des voies vestibulaires. Bouchon de cérumen, otites moyennes aiguës ou chroniques, suppuration du labyrinthe, névrite tronculaire, tumeurs de l’acoustique, voilà autant de causes de vertige labyrinthique, et le traitement de celui-ci se résume ici dans le traitement de celles-là.
Mais il est toute une série de vertiges dont la cause, à l'heure actuelle, nous échappe, et que les otologistes rangent sous l'étiquette d'attente de labyrinthites chroniques sèches. Contre eux, en l'absence d’une étiologie précise, on a tenté avec des résultats divers toute une gamme de médicaments ou de méthodes thérapeutiques dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont des effets inconstants. Et l’on a vanté tour à tour les bromures, l'acide bromhydrique anglais, la quinine