‹ Contribution à l'étude du traitement chirurgical du méga-œsophageChapitre 6 sur 14 · RAPPEL CLINIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL CLINIQUE

Cliniquement, le méga-œsophage se présente à nous avec tous les degrés, toutes les nuances, la plupart du temps chez des adultes. Ce n’est parfois qu’une simple dysphagie qui attire l’attention, la gêne à la déglutition survenant par crises à diverses occasions. Notons l’importance dans le déclenchement de ces crises des émotions, du froid, du surmenage; d’ailleurs, notre attention est souvent attirée par la constatation d’un déséquilibre vago-sympathique chez les malades qui viennent consulter. Il n’en est pas moins vrai qu’on ne trouve le plus souvent aucune étiologie particulière au début des troubles.

Parfois, des douleurs peuvent apparaître, mal localisées, irrégulières, sans périodicité véritable, accompagnées souvent de gêne respiratoire.

Une fois le syndrome installé dans sa phase d’état, après une période de pseudo-latence de durée variable, la dysphagie présente une intensité accrue et des régurgitations. puis des vomissements alimentaires en fusée viennent donner au tableau clinique ses caractéristiques majeures; et malgré le traitement médical, dans beauceup de cas, malgré les dilatations à la sonde à mercure, l’amaigrissement progresse, l’état général s’altère. Devant l'échec thérapeutique initial, il faut agir et armer alors la main du chirurgien.

Diagnostic et établissement des conditions opératoires trouveront dans l’examen radiographique en série des éléments de grande valeur : labsence de poche à air

gastrique apparaît comme un signe d'importance, souligné par B. Desplas et P. Aimé; l’image extériorisant une extrémité inférieure de l’œsophage en entonnoir large d’ouverture, très effilé vers le bas et prolongé par un trajet filiforme presque imperceptible menant à l’estomac, illustre et affirme le rétrécissement œsophagien avec dilatations susjacentes. |

« Les clichés en série montrent les contractions œsophagiennes luttant contre l’obstacle, avec périodes d’atonie ultérieures. À la longue, l’œsophage se dilate, s’allonge, le méga-œsophage est constitué. » |

Après un traitement médical consciencieusement mené et qui n’a pas abouti à une amélioration suffisante, envisageons ce que le chirurgien peut apporter à des malades souvent en état de dénutrition extrême. |

Au préalable, nous pensons que de brefs rappels anatomopathologiques et pathogéniques seront utiles.

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